Chapitre 46

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Hey tous ! J'espère que vous allez bien :) De mon côté, c'est ma semaine de rentrée, les journées sont bien remplies (ce qui explique que je risque de publier toujours vers ces créneaux horaires-ci désormais, étant donné que je n'ai pas accès à mon ordi avant hihi ^^) Aujourd'hui, 46e chapitre de Compulsion, dans lequel l'ambiance va être... assez lourde en quelque sorte (et oui, mon côté drama revient sur le devant de la scène à nouveau ;) !) Bonne lecture à toutes !

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Alyssa

Le trajet du retour est paisible, les kilomètres défilent dans un silence serein et détendu, au point que mes paupières se sont fermées d'elles-mêmes durant le dernier temps de route. Ce n'est que lorsque Jevred a coupé le moteur que je suis revenue doucement à moi, mon visage appuyé contre la vitre tiédie par mon souffle.

- Je ne me pensais pas aussi fatiguée, déclaré-je en en me tournant vers le doux sourire de mon amant. Excuse-moi de m'être assoupie.

- Ce n'est rien.

Je sors du véhicule rapidement et m'empresse de me blottir dans ses bras tendus, le temps pour nous de rejoindre l'entrée de son immeuble, puis l'ascenseur. A un étage de son appartement, je ne résiste pas à l'envie de déposer mes lèvres sur sa mâchoire, ou à celle de joindre nos deux mains restées ballantes. Jevred m'adresse un sourire en déverrouillant sa porte, et c'est à l'unisson que nous poussons un même soupir satisfait en la franchissant.

- Quelle soirée !

Mon exclamation résonne dans la quiétude du séjour alors que je me débarrasse de ma veste et de mon sac, les déposant près de l'îlot central. Mes chaussures rejoignent rapidement le placard de l'entrée, puis je retourne dans la cuisine où je récupère un verre que je remplis d'eau bien fraîche. Mais avant même que je ne le porte à mes lèvres, je prends vivement conscience du calme trop plat qui règne dans l'appartement. Une incongruité quand on sait, qu'au retour de soirée, Jevred a l'habitude de zapper sur la télévision jusqu'à ce qu'il tombe sur un programme qui nous plaira à tous les deux, ou bien de commencer à faire couler l'eau dans la salle de bain pour une douche relaxante à savourer ensemble. Là, aucun de ces sons coutumiers ne me parvient. Rien. Nada.

Ça n'est pas normal.

Alertée pour de bon, je pivote en direction du salon et j'aperçois, avec crainte, la silhouette de mon petit ami qui n'a pas bougé du seuil.

- Jevred ?

Toujours immobile, il ne me répond pas, l'air lointain et indéchiffrable. Son regard est toutefois braqué sur moi, de cette façon qui me laisse penser qu'il tente de résoudre un dilemme particulièrement troublant. Ce qui ne me rassure guère.

- Jevred ? Est-ce que ça va ? le questionné-je à nouveau, en proie à une vive émotion qui fait trembler mes mots.

Il hoche doucement la tête, ses yeux pensifs vrillant les miens, mais je ne sais pas si je dois me satisfaire ou avoir davantage peur qu'il m'ait répondu de manière si laconique. C'est encore sans un mot qu'il se dirige vers l'un des fauteuils qui fait face à la baie vitrée, et que je m'avance prudemment jusqu'à lui lorsqu'il tend la main sur l'accoudoir de celui-ci, comme une invite. Je m'installe donc avec précaution sur ses genoux, mon visage tendu levé sur ses traits imprenables, le souffle en berne.

- Jevred, lâché-je après avoir réuni assez de force et d'air pour le faire. Tu commences à me faire peur.

Mon amant expulse un soupir lent et pesant devant mon angoisse, tout en accrochant une main dans les mèches de cheveux reposant sur mon épaule.

Compulsion - Tome 2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant