Chapitre 1

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Ce matin, je me réveille au son des cris de Jacob. Sa voix traverse les murs de la maison. Même à moitié endormie, je reconnais immédiatement son ton. Cette façon qu'il a de parler comme si tout le monde était responsable de ses problèmes.

D'après ce que j'entends, il est au téléphone. Il doit sûrement encore se plaindre de quelque chose.

Je tends la main vers ma table de chevet et attrape mon portable. L'écran s'allume et je regarde l'heure.

8h00.

— Merde...

Je dois être au travail dans trente minutes.

Je me redresse rapidement dans mon lit, encore fatiguée de la nuit dernière. Mon corps me fait toujours mal, surtout mon ventre et ma joue, mais je n'ai pas le temps de m'attarder là-dessus.

Je me lève, passe une main dans mes cheveux et commence à chercher mes vêtements quand, quelques secondes plus tard, la porte de ma chambre s'ouvre brusquement.

Je me retourne.

Jacob est là. Il n'a même pas pris la peine de frapper. Son visage est fermé, son regard est froid.

— Pourquoi t'as pas bossé hier soir ?!

Sa voix résonne dans la pièce.

Je soupire intérieurement. À peine réveillée qu'il commence déjà.

— Pascal m'a renvoyée. Il a vu les bleus sur mon ventre, il voulait pas que je monte sur scène avec ça.

Je m'apprête à sortir de ma chambre, mais il m'attrape brutalement par le bras.

Je grimace immédiatement.

Ses doigts se referment sur ma peau, exactement là où je suis déjà douloureuse.

— Aïe ! Tu me fais mal !

Mais il s'en fiche complètement.

Il me regarde avec ce petit sourire mauvais que je connais trop bien.

Il se rapproche de moi et baisse la voix.

— Je m'en fous.

Son regard descend sur mon visage avant de revenir dans mes yeux.

— T'as intérêt à trouver une solution pour tes putains de bleus et à retourner bosser ce soir. J'ai pas envie d'entendre tes merdes  encore une fois !

Il serre un peu plus mon bras.

— Sinon, crois-moi, tu vas regretter.

Mon cœur se serre. Il finit par lâcher mon bras avant d'attraper mon visage entre ses doigts.

Je détourne légèrement la tête, dégoûtée par son contact.

Mais il ne fait pas attention. Il dépose ses lèvres sur ma joue avant de me lâcher et de quitter ma chambre comme si de rien n'était. Comme s'il n'avait rien fait. Comme si tout était normal. Je reste quelques secondes immobile.

Puis je baisse les yeux vers mon bras et masse doucement l'endroit où il m'a serrée pour essayer de faire disparaître la douleur.

Je déteste cet homme.

Je le déteste tellement.

Je prends une inspiration et pars dans la salle de bain pour me préparer.

Il y a quelques mois, j'ai réussi à trouver un deuxième travail comme réceptionniste dans l'entreprise de la famille Clarke : ClarkeCompany.

Quand j'ai appris que j'étais prise, j'étais tellement heureuse. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais l'impression d'avoir un travail normal. Bien sûr, le club me rapporte plus d'argent, mais je préfère largement être là-bas.

Sydney Des histoires addictives. Découvrez maintenant