Chapitre 47

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Joseph ne fit rien pour être discret en se garant devant la maison d'où provenait l'appel qui allait sceller le destin de Judas, alors qu'il descendit de la voiture avec l'arme qu'il avait récupérée dans un entrepôt. Il sentit le poids familier de l'arme entre ses mains, les sensations d'autrefois lui revenant. Bien que cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas utilisée, le gladius n'avait rien perdu de son tranchant. C'était comme si le destin l'avait guidé vers cette confrontation, et il se sentait complet avec son épée en main.

Avec détermination, Joseph monta rapidement les trois marches menant à la porte d'entrée. D'un puissant coup de pied, il fait voler les huisseries en éclat, annonçant ainsi sa présence.

« Yehudah ! » cria-t-il, son regard fixé sur le seuil de la maison.

Sans attendre, il fit le tour du rez-de-chaussée, scrutant chaque recoin avant de descendre au sous-sol où la photographie de Fogelberg avait été prise. Là, il la trouva, attachée à un poteau, les yeux rivés sur lui, donnant des coups de tête sur le côté pour lui indiquer quelque chose. Joseph aperçut Judas assis sur un tabouret, les bras croisés, avec une expression mielleuse sur le visage.

« Romain ! As-tu ce que je t'ai demandé ? » demanda Judas d'une voix faussement douce.

« Yehudah, il est temps d'en finir. J'ai écrit l'endroit où se trouve ton argent sur ce papier », déclara Joseph en montrant une feuille qu'il plia en deux avant de la déposer sur une marche de l'escalier. « Maintenant, toi et moi, nous allons en finir. »

Un sourire mesquin se dessina sur les lèvres de Judas. « Excellente décision, Romain ! Mais puis-je croire que tu dis la vérité et que tu as bien écrit quelque chose sur ce papier ? Et que ce soit bien l'endroit où se trouve mon argent ? J'ai besoin d'une garantie, Romain. »

Sans hésiter, Judas se jeta non pas sur Joseph, mais sur Fogelberg. Il planta la lame courbe de son couteau dans son ventre, arrachant un hurlement étouffé à la policière, qui se tordait de douleur alors qu'il retirait son arme rouge du sang de la jeune femme.

« Tu mords et moi je griffe. » ricana Judas avant de reculer vivement. Sentant le coup venir, Judas redressa son bras, se servant de son couteau pour contrer l'attaque de Joseph avant de se tourner vivement, essayant de l'embrocher. À nouveau, Joseph attaqua, jetant un coup d'œil à Fogelberg. La savoir blessée le déconcentre. Elle était entrée dans sa vie et, malgré lui, elle s'était fait une place chez lui, dans son appartement, dans son cœur et son esprit. Il tenait à elle plus qu'il ne voulait l'admettre. Pour le moment, elle avait besoin de soins rapidement, aussi il n'avait d'autres choix que de se laisser aller. Il se préparait à cette confrontation depuis des siècles, s'entraînant régulièrement. Judas s'était aguerri depuis leur dernière rencontre, et il aurait fait la fierté de Simon.

Les coups de son gladius frôlent de plus en plus Judas, qui, malgré sa vitesse et ses réflexes, devient nerveux. Il était nettement dépassé par Joseph.

Sortant un deuxième couteau qu'il gardait dans son dos, il attaqua de plus belle mais Joseph para de plus en plus vite les attaques de Judas, de plus en plus fort. Le coup finit par porter, entaillant un poignet tenant un couteau, qui tombe à terre.

Sans perdre une seconde, Joseph s'approcha, plantant son gladius dans le cœur de Judas qui s'effondra au sol. Il expira son dernier souffle, avant de reprendre le prochain dans quelques minutes. Joseph grimpa quatre à quatre les marches, récupérant le sac qu'il avait déposé au rez-de-chaussée. Descendant rapidement, il planta à nouveau son gladius dans le corps de Judas, estimant que son éveil commençait. Faisant au plus vite, il passa une corde avec un nœud coulant autour du cou de Judas, puis remonta les jambes de ce dernier pour y fixer la corde. Sécurisant le tout, il passe des menottes aux poignets et aux chevilles de Judas.

It ends with usOù les histoires vivent. Découvrez maintenant