𝟒𝟖.

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Mes organes se compressent violemment lorsqu'Amara tire sur les ficelles du corset, enthousiaste comme si elle avait attendu ce moment toute sa vie, tandis que je peine à respirer.

Cette couleur vous va à merveille, mère ! s'exclame-t-elle en me dirigeant vers le miroir de la chambre. N'est-ce pas madame Noah ?

Mon amie semble dire quelque chose, mais je ne l'entends pas, bien trop préoccupée par mon reflet dans la glace.

Je n'ai jamais été aussi apprêtée.

Mes cheveux sont ornés de bijoux, accordés aux couleurs de ma robe, et ondulent soigneusement jusqu'au bas de mon dos. Certaines mèches sont relevés sur les côtés de ma tête, accrochées de perles et de diamants, tandis que le reste cascade mes épaules et suit la forme de mon corset.

Ma robe quant à elle, est composée de trois couches rembourrées, en lin, soie et dentelle, toutes teintes de la même couleur bleutée. En y regardant de plus près, on peut également apercevoir des minces pierres précieuses incrustées. Principalement du saphir, du topaze, et de minuscules pépites d'or. Cette robe a dû coûter une fortune.

Amara semble suivre le fil de mes pensées, puisqu'en ajustant le devant de mon corset, elle demande à mon amie :

Comment vous êtes-vous procurée cette robe ?

Noah, perdue dans sa contemplation, répond avec fierté :

Je l'ai cousue.

Elle s'approche, une main délicate et chaleureuse sur mes épaules, avant de poursuivre, replaçant une mèche derrière mon dos :

Mais Elijah l'a dessinée.

Mon coeur rate un battement, tandis que mon regard se perd à nouveau sur la robe.

Chef Elijah doit avoir un oeil de lynx. Il a parfaitement repéré les couleurs qui pourraient la mettre en avant.

Elle marque une pause, les yeux sur ma poitrine remontée par le corset.

Ainsi que les formes de la robe.

Immédiatement, mes joues s'empourprent. J'ai du mal à respirer.

Amara, pourrais-tu relâcher le corset ? J'ai l'impression d'étouffer, grogné-je sans réussir à cacher mon embarras. Je ne vais jamais tenir toute la soirée avec un accoutrement pareil.

L'humaine s'exécute, et au bout de quelques minutes, mon ventre parvient à se relâcher un peu plus. L'air reste difficile à aspirer, mais je lâche tout de même un soupir satisfait, tandis que Noah me jette une oeillade lourde de sous-entendus.

Malheureusement pour elle, elle n'a pas le temps de répliquer ; la porte s'ouvre violemment sur Azael qui se précipite vers moi, avant de m'enlacer dans ses bras, au détriment d'Amara qui se retrouve poussée sur le côté.

Esme !

Je l'accueille chaleureusement, mais je ne peux pas m'empêcher de l'analyser de haut en bas, inquiète quant à son rétablissement, ce qui lui arrache un petit rire espiègle.

Ne t'inquiète pas, je vais beaucoup mieux ! me rassure-t-il avant de se détacher de moi.

Il jette un regard mauvais à Noah.

Je me serai rétabli beaucoup plus vite si mon amie d'enfance était venue me voir ceci dit, râle-t-il. C'était l'occasion rêvée pour recevoir un bisou magique.

Mon amie lève les yeux au ciel, mais d'ici, je suis presque certaine d'apercevoir un rictus amusé étirer ses lèvres.

T'es irrécupérable, tonne-t-elle en s'efforçant de garder ses distances.

𝐖𝐇𝐄𝐑𝐄 𝐖𝐄 𝐁𝐄𝐋𝐎𝐍𝐆.Des histoires addictives. Découvrez maintenant