Esmeray :
Son corps m'accompagne brutalement contre la paroi de la cabine, agrippant ma taille et ma nuque comme s'il craignait que je ne me dérobe. Mais il n'en est rien. Bien au contraire, je l'accueille contre moi, avec une aisance qui m'effraie presque, et je l'invite à aller plus loin.
Il me dévore, me submerge et me dépossède en même temps. Et je ne suis plus certaine d'arriver à suivre. Ses lèvres récupèrent les miennes avec violence, passion et appétit, tandis que je me laisse fondre contre le mur, asservie par mon propre désir.
Mes doigts se glissent sous sa veste et s'enfoncent dans sa chair, l'incitant à continuer, et dans un grognement sourd, il s'en débarrasse et la jette au sol, avant de repasser à l'attaque.
Sa bouche saisit ma mâchoire, et rapidement, c'est tout mon corps qui s'embrase.
—Mords moi, articulé-je avec difficulté, le visage en feu.
Deux iris aussi rouges qu'un rubis se relèvent vers moi, et je n'ai pas besoin de baisser les yeux pour constater qu'un rictus amusé s'est étiré contre ma peau.
—À vos ordres, orpheline.
Doucement, sa bouche se met à caresser la ligne de ma mâchoire, avant de descendre le long de mon cou, parsemant ma peau fiévreuse de baisers affamés, sans jamais être rassasié.
Il me torture, se délecte de mon odeur et de mon toucher avec une lenteur insupportable, qui me satisfait autant qu'elle m'impatiente. Me veut-il vraiment ? Ou se réjouit-il simplement de me rendre aussi docile ? Peu importe.
Je m'apprête à enfouir une main fougueuse entre ses mèches, l'incitant à s'appuyer davantage contre ma chair. Mais il semble avoir eu recours à mes pensées. Et avant même que je ne le sente pénétrer ma peau de ses dents, c'est une vague de plaisir immense qui submerge ma gorge avant de descendre jusqu'à mon ventre.
Un plaisir brut, intense, et sauvage. Loin de cette vague sensation agréable qui m'avait parcourue les autres fois, insidieuse et coupable, comme si elle n'avait pas le droit d'être là.
—Continue, quémandé-je d'une voix presque suppliante, le souffle court et haletant, tandis que mes prunelles rencontrent une nouvelle fois les siennes, flamboyantes et enivrées.
Elijah semble hésiter, comme s'il luttait en son for intérieur pour ne pas céder à ma demande, et à mon tour, je choisis de le torturer.
De mes deux doigts, je suis le trajet du sang sur ma chair, avant de plonger sur le filet d'hémoglobine glissé entre ma poitrine, prêt à tâcher mon corset.
Les doigts désormais imbibés de sang, j'ose un regard curieux vers ma cible. Et instantanément, je déplore mon imprudence.
Je n'ai même pas le temps d'en imprégner ses lèvres ; sans attendre une seconde de plus, le nomade me soulève du sol avant de fondre à nouveau sur mon cou, comme s'il en avait été privé depuis des décennies. Sa main sur ma nuque me force à le regarder, sans jamais basculer en arrière, et je me retiens de le maudire, un râle plaintif entre les lèvres, tandis qu'une nouvelle vague de chaleur me submerge. Aussi intense que la première.
Je vais sévir ici.
De sa deuxième main, il se met à triturer le tissu de ma robe, mes jambes enroulées autour de lui, avant d'empoigner la chair de ma cuisse. Et malgré moi, je ne peux pas retenir le soupir ravi qui s'échappe d'entre mes lèvres. Je le veux, ici, et maintenant.
Et il semble le comprendre. Un soupir indécent parvient à mes oreilles, comme s'il m'interdisait formellement de faire le moindre geste. Mais je ne l'écoute plus.
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𝐖𝐇𝐄𝐑𝐄 𝐖𝐄 𝐁𝐄𝐋𝐎𝐍𝐆.
Vampiros-❝ Tu ne sembles pas avoir saisi l'urgence de la situation, orpheline, alors laisse moi t'expliquer. Un vampire peut te revendiquer comme étant sienne dès l'instant où ses lèvres effleurent simplement les tiennes. À partir de ce jour-là, il écharpe...
