On me demande : "tout va bien ?"
Le son se cogne à ma peau.
Rien ne répond.
La lumière tombe sur mes mains.
Je voudrais qu'elle passe sans me nommer.
Le désir arrive avant le geste.
Mon corps, lui,
n'a pas encore décidé d'être là.
Les draps gardent des traces.
Je regarde ailleurs.
L'image refuse de se taire.
Dans le silence,
je sens encore la chaleur de l'autre,
comme un reste d'idée mal comprise.
Je me replie pour ne pas être belle,
pour ne pas être vue,
pour rester vraie.
Parfois, il est là comme un ciel trop clair.
Je ferme les yeux.
Le soleil m'éblouit.
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Jaune Pissenlit
Poetry"Voici le temps des Assassins" Des mets gigantesques assiègent ma maison de liège. Ce sont des axiomes de lanternes qui luisent et hantent les axes de mes tendres, mais ternes sentiments jaunies par quelques pissenlits. À vous je vous avoue ces quel...
