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L'oeil observe le monde du haut de sa montgolfière, il se tient prêt à fermer les yeux, d'un clignement de cils.

Sur ses paupières quelques oiseaux oscillent.

L'oeil a du poison sur la rétine, il voit le monde trouble. Le monde qui s'étire et qui s'effeuille.

Dans un brouillard immonde.

Sur la piste, l'oeil a des boursouflures comme des cernes, il est marqué par la fatigue. Avant d'être terne,

il était lanterne avant-gardiste.

L’œil a le teint blafard des sommeils trop épais, des veines violettes

qui font pâlir les bouquets.

L'oeil a cessé de voir le monde, il se tient sous les jupes des filles.

Pour domestiquer l'habit d'un regard malpoli.

L’œil rumine des plans au parfum tyrannique. Oubliant la montgolfière dans un ciel nostalgique.

Il voudrais faire de ces yeux  un dessert oblique.

Troué par une cuillère à glace, l'oeil n'a plus peur de voir le monde,

il n'a plus mal sous l'acide des fièvres qui le succombent.

il n'a plus mal sous l'acide des fièvres qui le succombent

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Jaune PissenlitOù les histoires vivent. Découvrez maintenant