"Voici le temps des Assassins"
Des mets gigantesques assiègent ma maison de liège.
Ce sont des axiomes de lanternes qui luisent et hantent les axes de mes tendres, mais ternes sentiments jaunies par quelques pissenlits.
À vous je vous avoue ces quel...
Je suis émue, et je réalise… je réalise que tout a commencé ici, à tâtonner, à écrire quelques poèmes truffés d’erreurs (haha).
Je n’ai jamais su manier les stratégies de communication, je n’ai jamais été constante. J’ai seulement imaginé, dans un coin de ma chambre, au cœur d’une famille décousue où violence et tendresse se mêlaient, que je pouvais avoir un talent. Que je devais dire quelque chose de ce ratage, de cette anorexie, de ce désir de mourir, de dormir, d’aimer mieux en aimant mal.
Et pourtant, vous êtes là, vous continuez à lire, à me suivre sur ces pages. Et j’adore ce que j’ai pu créer ici. C’est lent, silencieux, mais ça m’a toujours donné la force de persévérer. J’espère qu’en me lisant, vous avez pu dialoguer aussi avec vos ombres, vous réconcilier doucement avec vos fautes et mes maladresses.
J’ai 23 ans aujourd’hui, et ce recueil a commencé quand j’en avais 15. J’hallucine. Je souris. Je pleure un peu en écrivant.
Il m’a tant appris… surtout à me poser cette question : combien d’années faudra-t-il pour écrire ce poème ? Celui qui parle de ma douleur, encore aujourd’hui, mais dont je ne peux rien dire avant de l’avoir achevé. Et il me faut plus de huit ans… c’est incroyable.
L’étonnement vient surtout de ce que j’ai découvert :
* ma poésie est désorganisée, mais vivante : un mode de vérité poétique qui garde la trace du chaos, du temps, de la croissance intérieure et des erreurs.
* il existe des lecteurs intemporels, pas simplement de passage, avec qui un lien émotionnel durable s’est créé.
* j’ai un lectorat sans stratégie, sans audience construite : je vous ai rencontrés naturellement.
* j’ai réussi à continuer ce projet, à persévérer, à ne jamais lâcher l’écriture et la poésie.
Si vous êtes arrivés jusqu’ici, j’espère que vous ressentez un peu de ma sérénité, que nous avons partagé ces mots et peut-être quelques années ensemble, ici. Je crois comprendre le lien particulier qu’on entretient avec un lecteur, et je me trouve ridicule d’être si émue.
J’ai lu récemment un texte que j’aimerais vous partager. Je vous écris une lettre d’amour aussi, je crois… Une page où mes hésitations trouvent leur place, comme avec un amant (enfin, au début, haha).
Venez me lire ailleurs, sur Instagram, j’en serais sincèrement touchée. Je commence cette aventure autrement, je veux y imposer ma lenteur et réenchanter le monde.
Je vous attends. Merci ❤️
(Pour le texte, je n’ai malheureusement pas retrouvé l’auteur.)
Taïda.
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