J'aime tes mains.
Tes petites mains tisseuse d'oubli.
Qui savent lire à travers les plis, qui s'appliquent à parcourir à la recherche d'un trésor toute la carte de mon grand cœur, de mon grand corps.
Ces lieux longtemps inhabités,tu as su y planter, la trace indélébile de tes baisers et tes doigts qui s'entelacent inlassablement. S'accroche à ma peau, pianote l'idylle à coup de caresses à faire frémir mes os.
Mes grosses mains à moi qui rapetissent à mesure que je les glisse dans les fissures d'une autre âme. Viennent y chercher cette même flamme.
Vainement.
Je repense à nos heures perdues quand pendu dans le vide des secondes qui s'effritent. Nous subissons le temps qui ensorcelle les minutes. Elles deviennent éternelles.
Je te disais comme ça, un peu rieur: "j'aime tes mains, tes petites mains tiseuse d'oubli"
Tu souriais.
Tes yeux me racontaient une poésie d'un autre monde...
Mais là, ces mains qui se baladent sur mon corps ne savent pas danser.
Je lui disais comme ça un peu rieur: "J'aime vos mains, vos étrangères mains savent raviver les souvenirs "
Elle n'avait pas la légèreté de ton sourire.
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Jaune Pissenlit
Poetry"Voici le temps des Assassins" Des mets gigantesques assiègent ma maison de liège. Ce sont des axiomes de lanternes qui luisent et hantent les axes de mes tendres, mais ternes sentiments jaunies par quelques pissenlits. À vous je vous avoue ces quel...
