Tom arrêta le moteur de son camping-car sur le parking désert d’un supermarché de San Clemente. Il était arrivé à destination. Il prit un thermos de café et s’en versa une tasse. Avant de se reposer, il scanna les stations de radio pour avoir les dernières informations sur l’affaire Léa Greenberg. Katy Holmes du « Irvine Tribune » était l’invitée principale de la matinal de News Radio San Diego. Elle faisait la promotion du supplément spécial consacré à Léa Greenberg que le journal proposerait en fin de semaine. Un des articles était consacré à l’évolution du Virus X. Katy Holmes avait interviewé le professeur O Keefe qui avait repris les travaux de Meade et de Joseph au Irvine Institut. Les informations, si elles devaient être confirmées, étaient alarmantes. Depuis que le virus s’était fixé dans l’organisme de Léa Greenberg, il n’avait jamais cessé de se développer et d’augmenter son pouvoir pathogène. Le professeur O Keefe estimait que le virus tuait maintenant presque immédiatement les personnes qui étaient infectées. Mais 3 aspects du développement du virus inquiétaient encore plus la communauté scientifique. Tout d’abord, Léa Greenberg était devenue l’usine principale de production du virus. A chaque expiration, elle en expulsait des centaines de milliers. Or, les études montraient que le virus résistait de mieux en mieux au contact de l’air et qu’il se déplaçait maintenant par lui-même vers les sources de chaleur. Enfin, pour lutter contre le virus, il fallait décoder son code génétique. Or, celui-ci changeait en permanence à mesure que son pouvoir augmentait. Si tous les ordinateurs du monde étaient connectés, c’est à dire environ 500 millions de machines, les scientifiques estimaient qu’il faudrait 2 millions de fois l’âge de l’univers pour trouver ce code. Autrement dit, c’était impossible. Par conséquent, il était impossible de trouver un anti-virus. L’article se terminait sur l’idée que le virus porté par Léa Greenberg n’avait plus rien à voir avec celui qui continuait à tuer des milliers de personnes à travers le monde. Or, si ce nouveau virus se répandait, le pire serait à craindre. Tom coupa la radio. Sa montre indiquait 7h25. Il s’accorda 2 heures de sommeil.
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