Chapitre LIII : Combat final

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Venise, juin 1996

LIAM

J'arrive enfin chez Nino, où je retrouve Louise et Tom, Leonardo et encore d'autres que je ne prends pas le temps d'identifier.

— Comment s'est arrivé ?

— On en sait rien. Je suis allé voir dans le cabanon tout à l'heure et il n'était plus là, m'explique le plus vieux d'entre nous.

— C'est pas vrai ! Bon sang ! je dis alors, frustré.

Je passe mes mains dans mes cheveux.

— Appelle tout le monde. Nous nous retrouvons au manoir.

Je prends Louise et Tom avec moi dans la voiture.

Arrivés là-bas, Tommaso et Ugo sont déjà sur les lieux. Nous attendons que le reste arrive et je discute avec Louise et Tom des endroits où il aurait pu partir. Nous nous demandons s'il n'aurait pas pris l'avion pour disparaître de l'Italie. Ou s'il n'est tout simplement pas rentré chez lui.

Une heure après notre arrivée, tout le monde est là et Marius nous a rejoint.

— Bien, je veux que tout le monde envoie des hommes dans tout Venise. Je veux qu'on aille voir chez les Albani. Carla était de mèche avec lui, elle peut l'avoir aidé. De même pour notre chère Bianca. Louise, Tom, Marius et moi, nous allons voir dans son manoir.

Nous démarrons tous et arrivés au manoir de Costa que Joy était censée rénover, nous le fouillons de fond en comble.

— Rien à l'étage, m'informe Marius.

Mon cerveau est en bazar. Je pense à la fois à Costa, à Joy, à Giovanna, à Rosalie. J'ai l'impression que le ciel me tombe sur la tête. Je n'arrive pas à réfléchir correctement.

Je reçois des appels de Leonardo et des autres pour me dire qu'ils n'ont rien trouvé.

Soudain une illumination se fait alors dans mon esprit et la panique m'envahit. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

— Bon sang ! Joy !

Je réalise alors la connerie que je viens de faire. Quelle idée de l'avoir laissée seule avec Ernesto dans la nature. J'étais tellement préoccupé à la protéger que j'en ai oublié qui était le danger.

Je cours vers ma voiture et monte dedans.

— Liam, attends ! crie Louise.

— Je ne peux pas !

Elle arrive à monter dans le véhicule et s'assoit à côté de moi.

— Démarre ! m'ordonne-t-elle.

Je ne me fais pas prier et appuie sur la pédale.

Je frappe le volant en poussant un juron.

Cazzo ! Cazzo ! Cazzo !

— Liam ! Me reprend Louise.

— Désolé mais Joy est en danger à l'heure qu'il est, tu ne vas pas me faire la leçon.

Grands dieux. J'espère que les douleurs que lui causent ses règles ne l'handicapent pas.

Je remarque alors quelque chose.

— C'est pas vrai, mon téléphone.

En touchant mes poches, je remarque que je ne l'ai pas sur moi. J'ai dû le perdre dans l'une des pièces du manoir.

— Je l'ai perdu.

Je regarde dans le rétroviseur et je vois Tom sur sa moto suivi de près par Marius en voiture.

L'AMOUREUXOù les histoires vivent. Découvrez maintenant