La guerre a éclaté et pas qu'en France. A l'aube de la troisième guerre mondiale, l'Implosion est belle et bien décidée à faire entendre ses idéaux.
Pour Nick, enrôlé depuis son plus jeune âge, l'Expansion était un bien qui devait arriver coûte que...
Après une suite de protestations, je cède et renverse mon sac, le niveau maximum de ma patience atteint. Léni fouille et balance la plupart de mon matériel sur le sol, auprès d'Alix.
- C'est quoi ces vêtements ?
Il redresse sous mon nez mes deux hauts avant de les envoyer valdinguer avec le reste.
- Deux sweat.
Ces yeux entament un trois cent soixante qui me fait me sentir plus imbécile que jamais. Un rire lui échappe, insultant. Cela peut à beau être gentil, je l'encaisse avec difficulté.
- Tu as pensé que nous allons juste entrer dans la tanière du loup ?
Je compris aussitôt. Ma main s'écrase sur mon front dans un bruit sec. Se fondre dans la masse, Nick ! La masse !
- Prends juste deux de ces lampes, elles sont plus puissantes et chargées. Et enfile ses vêtements sombres pour qu'on puisse y aller. Je t'attends dans la voiture.
La porte claque derrière lui. Je remonte la fermeture éclaire et enfile son ensemble noir qui me fait plus ressembler à un espion qu'à un infiltré, de toute façon, avec ma tête je ne peux pas grand chose. J'hésite un instant, mon regard orienté vers Alix, puis me dit qu'elle n'est pas prête de se réveiller. Un pull épais sur un gilet par balle, un pantalon de motard et une casquette sur la tête et je suis prêt. Je jette mon sac sur le dos.
Les gravillons, gelés sous mes pieds, craquent et brisent le silence de la nuit. En dix minutes, nous avons conclu notre plan d'action avec Ackim. Nous traverserons les égouts depuis le secteur 5 jusqu'au 2 où il nous attendra dans la discothèque.
J'entre dans la voiture et Léni déferle sa force sur l'accélérateur ...
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Les lampadaires nous guident à une petite rue du 5, propre et vidée de ces habituels déchets.
- Noa a bien fait son travail, commente Léni.
Il s'approche de la bouche d'égout et nous fait signe de l'aider. Les muscles bandées, les mâchoires serrées et les veines saillantes, nous déposons notre force aux pieds de cet effort insurmontable. Le disque de métal pèse bien une tonne. Je laisse entendre ma douleur entre mes incisives.
La dalle s'élève de quelques millimètres mais c'est ceux qui nous fallait pour la faire glisser. Je ne suis pas le seul à fournir un effort inimaginable. A moitié retiré, Léni se redresse et se frotte les mains. Ses lèvres arborent un sourire enjoué qui se déverse sur nous quatre.
- Que la fête commence, s'enchante l'asiatique aux cheveux verts.
Barreaux après barreaux, mes pieds tâtonnent à la recherche d'un appuie stable. Je saute les deux dernières et provoque un bruit poussiéreux dans les longs tuyaux.