Maya ne savait pas comment réagir.
Elle resta figée, avec la rondelle de fruit entre les lèvres.
- Vous savez, vous êtes censée la manger.
Avant qu'elle ne puisse esquisser le moindre mouvement, les lèvres de Noah frôlèrent les siennes. Il venait de croquer sensuellement dans la moitié de la tranche.
- ...Mais je vais vous aider un peu, murmura-t-il en se redressant.
Maya sentit son visage bouillir, et sa peau bronzée n'allait pas pouvoir cacher ses rougeurs. Noah soupira, jeta sa veste sur le canapé et desserra sa cravate.
- Pourquoi est-ce que je me suis habillé comme ça je ne sors même pas aujourd'hui, grogna-t-il en cherchant à s'aérer.
Il fit le tour de la table et se servit un verre d'eau, dos à Maya. Il venait tout juste de s'interdire de l'embrasser pour finalement faire ça, brillant.
Mâchant au ralentit le petit bout de pomme qui lui restait, elle ne put s'empêcher de toucher ses lèvres du bout des doigts.
- Vous ne sortez pas aujourd'hui ? répéta-t-elle alors pour revenir sur terre.
- Non, et vous non plus. Je vous ramène chez vous ce soir.
Ils allaient rester seulement tous les deux, et la journée commençait déjà sur les chapeaux de roues.
- Et qu'est-ce que je vais faire ?
- Je ne sais pas, profiter de la vie ?
Toujours assise sur le bord de la table, elle se tourna pour observer le dos de Noah en train de se préparer quelque chose. Sous sa simple chemise, sa musculature transparaissait honteusement.
Soudain, l'odeur du café monta agressivement aux narines de Maya. Elle descendit en trombes de la surface en verre en se bouchant le nez.
- Toilettes...
Noah pivota d'un geste vif.
- Par là, lui indiqua-t-il en entamant le chemin.
Il lui ouvrit la porte et elle se précipita à l'intérieur. Les pauvres quelques tranches de pommes qu'elle avait ingéré furent évacuées en moins de deux.
- Le café ?
- Le café...
- Lydia ! appela Noah. J'ai besoin de votre aide.
Elle débarqua aussitôt.
- Vous pourriez vous occuper d'elle s'il vous plaît ? Je vais aérer le salon.
- Oui bien sûr.
Comme une maman, Lydia pris tendrement Maya sous son aile.
Une dizaine de minutes plus tard, quand Noah estima qu'il n'y avait plus aucune once de particules de café, il partit chercher les filles.
Il se fia aux éclats de rire qu'il entendait, et poussa la porte de l'un des salons de la maison.
- Mon premier fils m'en a fait baver, nausées matinales, mes goûts qui changeaient du jour au lendemain. Oh ! Et ce petit monstre n'hésitait pas à me rappeler qu'il était bien là du matin au soir, une vraie pile électrique.
- Mon petit monstre à moi n'est pas encore assez grand, d'ici quelques mois j'aurais peut-être le même plaisir que vous, répondit sarcastiquement Maya.
Le grand brun resta silencieux, il ne voulait pas les déranger. Il se contenta d'écouter leurs histoires de l'encadrement de la porte.
- Ah, le vrai plaisir, c'est d'embêter votre mari. Il ne peut pas vous dire non, alors menez-le à la baguette.
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Troublesome : Noah Corteglio
RomanceQuand le petit frère du grand Adam Corteglio sort de l'ombre pour ouvrir sa branche en Sicile, Maya est alors envoyée en renfort dans sa toute nouvelle entreprise. Malgré une première rencontre catastrophique avec Noah, c'est pourtant pour cinq mois...
