Quand le petit frère du grand Adam Corteglio sort de l'ombre pour ouvrir sa branche en Sicile, Maya est alors envoyée en renfort dans sa toute nouvelle entreprise.
Malgré une première rencontre catastrophique avec Noah, c'est pourtant pour cinq mois...
- Camille me manque déjà, rumina Maya à peine descendue de l'avion.
Noah la saisit par la taille en riant.
- Je sais. Tu la reverras ne t'en fais pas. Pense à notre lit, aux pauses cuisine à minuit et à la paix qui t'attendent à la maison.
Les paupières de la jeune femme se fermèrent pendant une seconde puis elle laissa sortir un soupir comblé.
- Oh oui. Le paradis.
Ils sortirent finalement de l'aéroport où leur avion avait atterri il y a quelques minutes.
Plusieurs heures plus tôt, l'italienne n'avait pas mentionné sa rencontre avec Thomas à Camille, ni à Noah. Elle avait géré les choses avec lui de la meilleure manière qu'elle aurait pu, et ressentait le besoin de, juste, le laisser disparaître pour de bon de sa vie. Elle s'était contentée d'adieux à Camille larmoyants, de dernières accolades chaleureuses avec les parents de Noah, puis elle avait enfin fini par mettre les pieds dans l'avion qui les avait ramenée en Italie.
Somnolant d'épuisement dans la voiture qui ramenait le couple chez eux, ce fut une véritable libération pour la jeune femme de fouler le sol de la maison.
- Oh mon dieu, s'exclama-t-elle en entrant. Cette fenêtre, bon sang ce que j'aime cette fenêtre !
Elle s'extasia de retrouver chaque recoin de son petit nid douillet. Chaque meuble, recoin ou rainure dans le parquet eut le droit à son compliment tandis qu'elle suivait Noah. Ce dernier ramenait les dernières valises dans leur chambre.
Il posa lourdement les bagages dans la pièce avant d'expirer un bon coup. Lui-même n'était pas au meilleur de sa forme.
- Tu sais ce que j'aime le plus dans cette maison ? commença Maya.
- Dis-moi donc.
Elle a lentement atteint le lit et a commencé à s'étirer
- Ce lit.
Il s'approcha avec une lueur intéressée dans le regard.
- Ah oui, ce lit ?
- Exactement, ce lit, répondit-elle d'une voix endormie en se retournant pour se nicher dans les couvertures.
- Laisse-moi l'essayer aussi...
Il s'y glissa à son tour.
- Mon dieu... ça, c'est un lit, murmura-t-il dans un souffle.
- Pas vrai... quel incroyable...lit...
Puis, il n'y eut ni son ni image. Tout ce qui resta fut un faible ronflement quelques minutes plus tard.
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Il était tôt dans la matinée quand ils avaient mis un pied sur le sol italien, et le ciel s'assombrissait de nouveau quand ils rouvrirent leurs yeux seize heures plus tard ce jour-là. Autant vous dire que les effets du jet lag allaient prendre plusieurs bons jours à se dissiper.