Le survivant observa sa tante droit, dans les yeux. Ils ne s'étaient jamais aimés certes, bien qu'elle ne l'avait jamais frappé, ni son mari, de ce côté là, les Dursley n'avaient jamais levé la main sur lui. Mais cela ne les avaient pas empêché de l'humilier, le haïr, de le rendre malheureux comme il n'était pas permis, pourtant le retour de lord Voldemort avait certes ramené le chaos dans le monde des sorciers et indirectement dans le monde des moldu, mais briser le mur qui séparait Harry et tout ce qui pouvait ce rapprocher du mot magique , à la famille si parfaite, si irréprochablement pieuse, la famille Dursley.
Aussi pieuse que moi je suis moldu...
Malgré tout cela, le lion posa délicatement la photo de son parrain au sol et s'assit lui aussi en tailleur. Puis il observa sa tante pleurer. Il aurait dû en tirer satisfaction, même s'en réjouir. Pourtant son coeur, son maudit cœur lui se sera inexplicablement.
Pire encore, il en éprouvait presque de ... De la pitié pour sa tante honnie.
- Harry....
Murmura Pétunia.
Le fils de Potter frissonna.
Elle avait prononcé son nom avec un certain trémolo dans la voix, seul une personne l'avait appelé ainsi, Molly Wesley.
Celle qu'il avait toujours considéré comme une mère de substitution.
Le jeune sorcier resta muet ne sachant que dire... De toute façon que dire
Il n'y a pas de mot...
Murmura Mrs Dursley.
- Il n'y a pas de mot en effet.
Pétunia craqua et se balança de gauche à droite, d'une certaine façon elle lui rappelai Dobby, et il fut presque tenté d'en rire, mais ce sentiment s'estompa bien vite, lorsque Pétunia se mit à gémir en répétant une phrase.
- Je l'aimais ta mère ! Je l'aimais ta mère ! Je l'aimais ta mère !
Harry fut tenté de se moquer, mais y renonça. Il n'était pas dans sa nature de se complaire des malheurs d'autrui.
Pris de il ne savait trop quoi, il se leva brusquement faisant sursauter sa tante qui se recroquevilla sur elle-même comme si elle craignait de se faire frapper. Mais au lieu de cela, il ... Il l'enlaça.
Pourquoi faisait-il cela, alors qu'il pourrait très bien la chasser à grand coup de pied. Alors qu'il n'éprouvait rien, strictement rien pour cette femme.
Oui mais elle est la sœur de ta mère....
Lui chuchota une voix désagréable.
Sa sœur... Ton sang.
*
Pétunia s'était recroquevillée pensant recevoir des coups, aussi hoqueta-t-elle de surprise, lorsque son sang l'enlaça.
Confuse, elle se laissa néanmoins aller dans les bras de son neveu. Après quoi elle plongea ses yeux noisettes dans les yeux verts, si verts, de Harry Potter.
- Me pardonneras-tu Lily ?
Murmura-t-elle en un souffle, perdant le fil de la réalité, confondant passé et présent, instant présent et époque révolu.
Pardonneras-tu à ta misérable sœur ?
Puis elle pleura, pleura, pleura....
Et malgré cela Harry continua à la serrer, elle, dans ses bras.
Les Evans restèrent ainsi pendant de longues minutes blottis l'un à l'autre et pendant un brève instant, juste le temps d'un soupir, ils renvoyèrent l'image on ne peu plus touchante, d'un fils consolant sa mère.
Puis au bout d'un moment Pétunia se redressa.
- Et toi ?
Demanda-t-elle d'une voix incertaine.
Qui pleurais-tu ?
Le visage de son neveu se décomposa et pendant un instant, ne répondit rien, à tel point qu'elle cru qu'elle était allé trop loin.
Pourtant , il la démenti en décrétant d'une voix sombre.
- Sirius.
Pourquoi la vie s'acharne tel ainsi....
- Seigneur...
Murmura Pétunia ne trouvant pas les mots.
Harry ouvrit, puis ferma sa bouche observant sa tante d'un air indécis.
Puis opta pour une indifférence faute de mieux.
- La seul personne en dehors des Wesley à être se qui se rapprochait le plus pour moi, du mot famille. Il était mon parrain, le seul parent qu'il me fût accordé d'avoir. Et... Il m'a été arraché.
Sentant que son neveux avait besoin de parler, prudemment, elle se rassis et ramena ses genoux sur sa poitrine.
- Ta... Ta mère, m'écrivait énormément. Honte à moi je j' ai toute brûlé. Mais souvant elle me parlais du fameux quatuor que formais James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettitgrew.
Comment ai-je fais pour vivre dans le dénis aussi longtemps....
Harry dû penser la même chose car il renifla de dédain. Puis après quoi son visage se tordi d'une grimace rebuté.
- Initialement oui. Mais Peter à vendu mes parents à Voldemort. Par désir de vengeance, mon parrain la traqué dans tout le pays. Puis enfin il a retrouvé ce lache, mais cette ordure a préférer créer une explosion causant la mort de douze personnes plutôt que d'affronter la colère de son ancien ami. Profitant du chaos pour prendre la fuite, il laissa Sirius être accusé à sa place, en se faisant passer pour mort. Il...
Il a passé douze ans. Douze ans pour attentats-anti moldu, mise en danger de la communauté magique, trahison du code international du secret magique, soutiens à lord Voldemort, crimes prémédités, complicité de meurtre du couple James et Lily Potter et enfin pour trahison.
Pétunia ouvrit de grand yeux.
- Mais la justice....
- LA JUSTICE !
S'emporta le jeune sorcier.
De quel justice parlons nous ? Celle qui réfutant toutes les preuves du retour de l'un des plus grands criminels de notre temps à préférer calomnier et disgracier publiquement ceux qui alertaient sur le danger imminent, cachant au possible n'importe quel preuve, avec l'appui d'un gouvernement véreux et remplis de bureaucrates corrompu jusqu'à la moile, ou la justice d'après-guerre ? Celle qui tentait par tout les moyens de faire tomber les anciens mangemorts quitte à envoyer des innocents en prisons tant qu'elle pouvait montrer aux yeux du monde qu'elle reprenait le contrôle de la situation ?
Quel chance avait mon parrain face à cela ?
Et maintenant qu'il est mort c'est maintenant que la justice envisage de rouvrir l'affaire.
Ah quoi bon.
IL EST MOOORT !
Son crit raisonna dans toute la pièce et peut-être au-delà. Un crie étant le fruit de la rage, la haine, la peine et la peur. Un crie insoutenable.
Et Harry se mit à sangloter.
Pétunia fit mine de vouloir le consoler mais Harry recula.
- Laisse moi maintenant.
Demanda le jeune lion d'une voix sèche.
Pétunia voulu ajouter quelque chose mais à quoi bon...
Alors qu'elle posait sa main sur la poignée elle se retourna néanmoins.
- Le.. Je t'en...
Non par, tu perds ton temps....
Pourtant elle resta.
La...g...Je t'en prie laisse m...Laisse nous une chance. La guerre risque de tous nous emporter si peu. S'il n'est pas trop tard laisse moi asseyer.
Sa voix s'était brisée et elle sentait les larmes inonder son visage.
Harry grogna puis sans un mot ramassa sa photo et s'allongea sur son lit. Le coeur dévasté Pétunia ouvrit la porte, elle allait la fermer quand son neveu lui déclara.
- Bonne nuit....
Bonne nuit Peti.
Bouche bée, elle demeura sur le seuil de la porte, puis lentement elle se re tourna, mais son neveu s'était retourné dans son lit lui offrant son dos.
- Tu n'as pas que ses...
Mais le dernier mot mourut sur ses lèvres
Oui bonne nuit Harry.
Murmura-t-elle avant de fermer la porte.
Bonne nuit petite fleur.
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She was my sister
Fiksi PenggemarVoldemort est de retour est à la ferme intention de recouvrir le monde magique et non magique de son idéologie radical aux penchant totalitaire. Ayant beaucoup appris de son retour des ténèbres il obtera pour une politique plus douce accusant les g...
