Son corps contre le mien me fait perdre la tête. Je suis au bord de l'explosion. Tout ce à quoi j'ai pensé ces derniers jours, ces dernières semaines, est sur le point de se concrétiser. Et je brûle d'impatience.
Sans me lâcher un instant, ses lèvres toujours scellées aux miennes, Aydan place les mains sur mes hanches et me fait reculer jusqu'à ce que mon dos rencontre le mur de briques. L'impact ne m'arrache même pas un geignement. Je ne ressens que lui. Sa chaleur, sa présence, sa faim de moi.
Il est là. Il est à moi.
Naturellement, mes jambes s'enroulent autour de sa taille alors qu'il m'aide à me hisser à sa hauteur, jusqu'à ce ne que nos visages soient parfaitement alignés. L'espace d'un instant, nos yeux se rencontrent. Et puis, il m'embrasse de nouveau. Comme si on l'avait privé d'air trop longtemps, comme si ma bouche était son oxygène, le seul moyen pour lui d'exister. Et, haletante, je me perds dans cet échange enflammé, laissant mes lèvres dicter le rythme de ma propre fièvre.
Nos souffles s'emmêlent, se brisent, s'échappent en gémissements étouffés. Nos corps nous crient de nous accorder une pause, un moment de repos, pourtant Aydan ne nous laisse aucun répit. Ses lèvres quittent les miennes pour descendre le long de mon cou, y déposant des baisers brûlants, tandis que des vagues de plaisir me traversent.
Je perds pied.
— Tu es si belle, Eldéa... murmure-t-il de cette voix grave et rauque qui me rend folle.
Frissons, frissons, frissons.
— Tu es celle dont j'ai toujours rêvé.
Je veux lui répondre, lui dire qu'il occupe chaque recoin de mon esprit depuis le premier jour, qu'il m'obsède, qu'il m'enivre, mais les mots restent coincés dans ma gorge. Mon corps parle à ma place lorsqu'il s'offre à lui, cherchant plus, toujours plus. Je suis une braise prête à s'embraser pour lui.
Ses mains fermes glissent sous ma chemise, effleurent mes seins avec une douceur exquise avant de les emprisonner dans une étreinte plus affirmée. Mon souffle se coupe sous l'intensité du geste. Aydan s'arrête, me scrute, me demande mon consentement.
— Veux-tu que je l'enlève? me souffle-t-il à l'oreille.
Je ne sais pas, oui. Peut-être. Je suis effrayée par tout cet inconnu, mais je n'ai pas peur. Pas avec lui.
Il attend. Même s'il me sent réceptive, il ne bouge pas tant que je ne lui ai pas donné ma permission. Ses mains quittent ma poitrine pour encadrer mon visage, relevant ma tête afin que nos regards se retrouvent.
— Si tu ne veux pas, ce n'est pas grave, Eldéa.
Je secoue la tête, bouscule mes doutes. Il n'est plus question de ce que je devrais faire, mais de ce que jeux. De ce que je ressens.
Je plonge dans son regard et murmure ces mots qui brûlent mes lèvres depuis si longtemps :
— Je te veux.
Un sourire éclaire le visage d'Aydan et il ne se fait pas prier. Sa bouche retrouve enfin la mienne dans un baisser aussi urgent qu'exalté. Ses mains, empreintes de douceur, déboutonnent ma chemise et la font glisser le long de mes épaules. Il ne se détache pas de moi, comme si m'embrasser était devenu une nécessité.
Je suis nue sous son regard, vulnérable, et pourtant sereine. Ma nudité ne me met pas mal à l'aise. Pas avec lui. Comme si ce n'était pas la première fois.
Aydan prend les devants. Il délaisse mes lèvres pour explorer ma peau, traçant un sentier brûlant de baisers le long de mon cou, de mes épaules, de mes clavicules. Chaque contact est une étincelle qui embrase mes sens. Lorsque sa bouche effleure mon sein, je bascule la tête en arrière contre le mur de briques, incapable de contenir les vagues de plaisir qui déferlent en moi.
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Les Spectres Oubliés
FantasiEldéa se réveille dans un manoir désert. Ses souvenirs se sont évanouis, remplacés par un vide qui l'étouffe. Seul Aydan, maître des lieux, y vit encore. Un homme aussi énigmatique que troublant, dont les regards glacés dissimulent autant de secrets...
