A peine ma conscience s'était éveillée qu'un énorme mal de crâne s'infiltra dans chaque recoin de ma tête.
La plus grande soif de ma vie s'y additionna et en me redressant j'eu un instant de panique.
Où étais-je ?
OK, j'étais habillée et le lit à côté de moi était vide.
Je tentais de me concentrer 5 secondes et les souvenirs additionnés à l'odeur que je reconnaissais maintenant me confirmèrent que j'étais chez Raphaël.
Mes souvenirs m'indiquèrent aussi qu'il avait laissé une bouteille d'eau pas loin et je la bue d'une traite.
Ma tête de zombie et moi on se leva pour foncer directement dans la salle de bain.
Je commençais par une tentative de me coiffer en attrapant un peigne qui traînait et qui m'arracha la moitié des cheveux que j'avais sur la tête. Un chignon plus tard ma tête de gueule de bois était totalement dégagée et je me brossais les dents deux nouvelles fois pour être certaine de retirer tous les résidus de vomi.
Un coup d'eau fraîche sur le visage, beaucoup d'eau et un pipi plus tard, je ressortis de la salle de bain prête à affronter Raphaël.
Il était assis dans le canapé en short et sweat, avec bien évidemment la capuche sur sa tête, son Mac sur les genoux.
-Bonjour marmotte.
Je grognais avant d'aller m'échouer à côté de lui et de m'allonger en posant ma tête sur le clavier de son ordinateur.
-Tu fais quoi ?
-J'édite des photos.
-T'as dormi là ?
-J'ai pas eu le choix, tu t'es couchée, j'ai pris une douche et en revenant tu t'étais endormie au milieu du lit.
-T'aurais dû me pousser.
-Ça t'aurait réveillé.
-C'est ton lit.
-Le canap est assez confort.
Il se pencha pour poser son Mac sur la table basse, en ayant certainement assez que mon gros crâne écrase ses touches. Je m'attendais à ce qu'il se remette dans sa position initiale mais il se pencha pour m'embrasser.
Je priais pour ne plus avoir de goût de vomi mais mes craintes étaient infondées puisqu'il approfondit notre baiser.
Ma position était totalement inconfortable et je ne sais pas comment il fit mais il réussit à s'extirper de sous moi pour m'étendre sur le canapé et se retrouver sur moi.
-Je voulais juste un vrai baiser de bonjour.
Il allait se reculer mais je l'emprisonnais en enroulant mes bras et mes jambes autour de lui.
-Encore.
-Tu vas me dire que t'es en état ?
-Bien sûr.
Je reconnectais nos lèvres avant de l'embrasser dans le cou.
-Tu vas pas me vomir dessus si je te secoue ?
-Uhm Uhm.
Je secouais la tête en continuant de le titiller.
-Tu vas me faire un suçon. Rit-il.
-Oups. Me contentais-je de répondre en replaçant mon visage face au sien.
-Tu sais que je fais de très beaux suçons.
-Je pense pas que ce soit bien vu au musée.
-Je peux m'entraîner sur des zones qui se voient pas.
Je ris et on s'embrassa à nouveau. L'air se chargea d'une tension qui voulait dire "assez rigolé, place à l'action".
Il mit à exécution sa proposition d'entraînement et c'était vraiment le meilleur réveil gueule de bois que j'avais eu.
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Comète
RomanceDestin : Puissance qui, selon certaines croyances, fixerait de façon irrévocable le cours des évènements. Et si c'était le destin qui avait mené Eugénie et Raphaël sur cette plage ? Et si c'était encore le destin qui les avait réunis à Paris ? Parce...
