42. Je suis à toi

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— Tu vas bien Isabella ? s'inquiéta Sarah.

Elle m'avait vu sursauter. Elle fronçait les sourcils, surprise et légèrement préoccupée, comme tous les autres d'ailleurs.

— Oui, je... putain.

Les vibrations augmentaient en intensité. J'en pouvais plus, je voulais gémir. Mon visage devait être très rouge en ce moment.

— J'ai une crampe, excusez-moi, lâchai-je en haletant.

Je m'abaissai en faisant semblant de me masser la cheville et là, je repérai la main libre de Chris dans sa poche. Il tenait fermement quelque chose. Non... il n'aurait quand-même pas osé me faire ça ?

— L'idée du sondage est parfaite, revint Anna au sujet principal, et je vous prouverai que les hommes aussi, veulent se sentir désirés !

— Vous semblez avoir plein d'idées concernant les tenues « sexy » des hommes, décrivez-les-nous et Edward pourra les dessiner, on verra bien ce que ça donne ! lui proposa Tom.

L'idée enchanta la brune qui débuta une longue description détaillée dont je n'écoutais pas un mot. Je respirai difficilement, les poings serrés et les lèvres pincées. J'évitai le regard insistant de mon époux. Cette fois, il allait voir de quel bois je me chauffe. Ça sera une semaine entière privé de sexe, ou plus, s'il ne retient toujours pas la leçon !

Comme s'il lisait dans mes pensées, et pour me torturer davantage, il augmenta la vitesse du jouet qui me stimulait. Déjà, mes parois palpitèrent et le plaisir hanta mon corps sans défense. Dans la foulée de sensations, un gémissement incontrôlable m'échappa.

Tout le monde se tut et Sarah écarquilla les yeux. Brittany aussi semblait comprendre vue qu'elle osait enfin relever la tête, ses yeux faisant des allers-retours entre mon associé et moi. Je ne savais pas si les autres avaient deviné grand-chose, par contre.

— Vous êtes sûre que c'est juste une crampe ?

— Je... je... excusez-moi.

Je me levai brusquement et me précipitai hors de la pièce, me souciant peu de ce qu'ils pourraient penser. Quitter la réunion était largement moins humiliant que gémir grossièrement. Je m'enfermai dans une des cabines des toilettes et glissai contre le mur jusqu'à atteindre le sol.

Les vibrations étaient plus rapides, malgré la distance, je dirais même que Chris avait enclenché la vitesse maximum après que je sois partie. Je rejetai ma tête en arrière, gémissant et haletant. Certes, il y avait toujours un risque que quelqu'un débarque et m'entende mais j'étais cachée, personne ne saura que ces bruits viennent de moi.

En dépit du massage agréable de ce petit accessoire sexuel, ce n'était pas suffisant pour me faire atteindre l'extase. Sans ruminer plus longtemps, je baissai ma culotte, écartai mes jambes et posai mon index et mon majeur contre mon clitoris après avoir écarté mes lèvres humides.

Je me mis à caresser mon petit bouton, d'abord doucement, puis de plus en plus vite. Je fermai les yeux, guettant l'orgasme, mais il me manquait encore quelque chose... ou quelqu'un.

Comme la dernière moi avec le vibromasseur, je commençai à fantasmer sur Chris, sur tout ce que j'avais envie qu'il me fasse, s'il était là avec moi, à cet instant précis. C'était lui qui dominait toutes mes pensées, nu ou habillé.

Mes yeux révulsèrent, je soulevai les hanches, et poussai un gémissement plus fort que les précédents. Heureusement que cette fois j'étais assez lucide pour ne pas hurler le nom de mon mari. Si je l'avais fait, j'aurais alerté toute l'entreprise !

Engagement [Tome 1]Des histoires addictives. Découvrez maintenant