Aujourd'hui
Andréa
Myris...
Tu te tiens là face à moi et c'est mon coeur qui explose en mille morceaux.
Je n'arrive pas à croire que je pose à nouveau les yeux sur toi. Tu restes immobile comme si tu avais devant toi un spectre revenu des enfers pour te hanter. Mais peu importe ce que tu penses de moi en ce moment, pour moi c'est le plus beau jour de ma vie.
On s'est retrouvé Myris.
Mutuellement.
Le destin nous a réuni et je ne l'en remercierai jamais assez de ce cadeau. Mais est-ce que cela valait-il vraiment la peine ? Car quand je vois l'horreur sur ton visage quand tu me regardes. La rigidité de ton corps , Je me demande si cela valait vraiment la peine qu'on se retrouve si c'est pour te voir souffrir autant.
- An... Andréa...?
Tu as parlé. Le son de ta voix me parvient et je ferme les yeux. C'est trop fort. C'est trop puissant les émotions qui inondent mon coeur et je crois que j'ai besoin d'un peu de temps pour réaliser que tu as parlée . Peut-être que tu ne me détestes pas vraiment. Car le son de ta voix est doux. Il n'a plus rien d'agressif comme tout à l'heure quand tu croyais qu'un étranger était avec ton ange. Il est hésitant. Comme apeuré. Mais tu as parlé.
- Myris.
Je te réponds et toi aussi tu fermes les yeux. Réalises-tu enfin que je sois vraiment devant toi aussi ? Es-Tu inondée des mêmes sentiments que moi ? Je m'avance vers toi et tu entres et ferme finalement la porte derrière toi. Tu t'y adosses et me regardes venir vers toi. Je te vois trembler. C'est discret mais je parviens à les voir, ses soubresauts qui parcours ton corps.
Quand je suis devant toi, Je le sens qui m'envahit. Et toi aussi. Ce courant, cet alchimie qui nous a toujours lié. C'est comme si enfin les bouts de ce fils qui nous liait et qui s'était brisée après ton départ se retrouvaient et ne formaient plus qu'un. Et je suis frappé par ta beauté aussi. Tu es toujours aussi belle ma Myris, j'aimerais dire que tu es plus belle que dans mes souvenirs. Que malgré les cernes qui croulent sous tes yeux tu es plus belle que jamais. Que malgré que la couleur caramel de ta peau soit devenu moins lumineuse à mes yeux tu restes mon soleil. J'aimerais te dire aussi que malgré ta perte considérable de poids tu restes à mes yeux la femme la plus gracieuse qui existe. À mes yeux rien ne surpasse ta beauté.
Je pose ma main sur ta joue et les larmes que je te sentais retenir plutôt finissent par couler. Tu pleures et sur ma main c'est chaud et doux à la fois. Et comme cela m'a manqué, de sentir sur moi quelque chose de toi. Bien que j'aurais voulu avoir de toi une chose plus joyeuse mais je me satisfais de tes larmes Myris, car de toi tout est un don.
Tu te mords la lèvre inférieure à t'en faire mal et tu ouvres les yeux et tes prunelles noisettes pénètrent mes yeux bleu gris comme tu aimais bien le désigner. Tu poses ta main sur le poignet de ma main qui te touche et tu le serres si fort en m'en briser les os. Mais je ne ressens aucune douleur. Juste cette alchimie.
- Comment m'as tu retrouvé Andréa ?
- Je ne t'ai pas retrouvé mon coeur. Je te réponds la voix rauque et lourde. Je crois qu'on s'est retrouvé mutuellement.
- Mais comment ?
Je ne te réponds pas mais je crois que j'ai une petite idée du pourquoi de ma présence ici. Mais comment te le dire ? Comment te dire que c'est le destin qui nous a réuni ? Que c'était écrit ? Me croiras-tu seulement ? T'en souviendras-tu ?
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Si J'avais Osé
RomansaHier, Andréa , un jeune grec avait 20ns et était tombé amoureux pour la première fois. L'amour, il n'y croyait plus, ayant grandi avec une mère qui ne lui a jamais témoigné que mépris et indifférence. Un soir, Un soir d'exil pas comme les autres...
