Bonsoir les filles. Je suis navrée de publier ce bonus deux semaines plus tard. Trop d'occupations. Mais surtout, je voulais m'assurer de publier un bonus qui en vaut le coup. C'est pourquoi j'ai mis autant de temps. J'espère que l'attente n'a pas été trop longue.
Je vous laisse alors avec le bonus deux tout en espérant qu'il vous plaise.
Bonne lecture!
10 ans plutard.
Myris.
Quand je n'entends plus le son de leur voix, je devine qu'ils se sont assoupis.
Je pose ma main sur ma poitrine qui me fait mal. Les paroles de mes enfants me font énormément souffrir. Je suis la cause de leur souffrance et je déteste ça. Mais pour le moment je n'y peux rien.
Mon coeur est trop meurtri.
Je me décolle de la porte où j'étais adossée pour écouter leur conversation et descends les escaliers pour aller m'asseoir au salon. Arrivée aux escaliers, l'image d'Esi dans les bras de son père me revient à l'esprit. Je l'entends encore lui murmurer qu'elle me déteste. Que je suis méchante.
Je m'arrête à l'endroit précis où ils se tenaient et c'est comme si je revivais cette scène.
La douleur me serre le coeur et je fais demi tour. Je vais dans la chambre d'ami que j'occupe seule depuis qu'Andréa est parti. Depuis que je lui ai demandé de partir.
J'entre dans cette chambre peint de mauve et de blanc et me sens comme une intruse. Ce n'est pas ma place ici. Je ne dois pas être ici. Mais je ne peux non plus continuer à occuper notre chambre conjugale. Il y a trop de souvenirs de nous. Voir un objet lui appartenant me fait trop souffrir c'est pourquoi j'ai voulu venir me réfugier dans cette pièce impersonnelle.
Je m'assoie sur le lit et pose mes mains sur le drap. Je le caresse et cherche à puisser dans sa douceur un réconfort mais rien n'y fait. Je me sens toujours aussi seule. Je me sens très agitée.
Je me lève et vais me poser près de la fenêtre. Je regarde au dehors et les arbres qui entourent la maison se meuvent au gré du vent de l'après midi. C'est l'automne ici et les feuilles mortes recouvrent tout le jardin. Ces feuilles mortes qui traînent majestueusement au sol me rappellent ce que ma vie est en ce moment. Sèche, vide, morte.
Sans lui je suis vide, morte.
Qu'as-tu fait Myris?
C'est la question que je me pose quand je pense à nous. À notre histoire, à tout ce qu'on a vécu et la manière que j'ai balayé d'un revers de la main tout notre vécu.
C'est vrai que l'image d'Andréa dans un lit avec une autre femme me déchire au plus profond de moi mais est-ce une raison pour ne pas lui pardonner? N'avais-je pas dit que je l'aimerais dans les bons et pires moments ? Alors pourquoi je fuis? Une fois de plus?
Je réalise aujourd'hui que je me suis toujours comportée ainsi dans notre relation. Quand quelque chose est trop pénible pour moi, je me retrouve entrain de jeter l'éponge et de fuir. Et c'est toujours à lui de tout réparer. De me chercher, de me demander pardon.
C'est vrai qu'il m'a trompé et que j'ai toutes les raisons de l'en vouloir mais je reconnais que je ne lui ai même pas laisser le temps de s'expliquer. Nous n'en avons même pas parler. Ça fait aujourd'hui six mois qu'il est parti. Et depuis il cherche toujours à s'expliquer. Mais je fuis encore.
De quoi as-tu peur ? Hein Myris, que crains-tu de t'avouer?
Je secoue ma tête pour fuir cette question entêtante qui revient dans mon esprit. Mais je crois qu'il me faut être vraie avec moi-même.
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Si J'avais Osé
RomanceHier, Andréa , un jeune grec avait 20ns et était tombé amoureux pour la première fois. L'amour, il n'y croyait plus, ayant grandi avec une mère qui ne lui a jamais témoigné que mépris et indifférence. Un soir, Un soir d'exil pas comme les autres...
