Huit ans plutôt...
Andréa
Il y a un an, Je me disais avoir connu l'apogée de l'amour avec ma Myris, mais je peux vous assurez qu'il n'en est rien. Je crois qu'aujourd'hui je l'aime encore plus qu'hier et je sais que demain je l'aimerai encore plus qu'aujourd'hui.
Myris et moi sommes à deux ans de relation et notre amour se porte plus bien qu'avant. Tout semble nous sourire. Mon père l'apprécie de plus en plus. Elle est désormais considérée comme une enfant de la maison. En dehors de ma mère qui ne connais pas son existence, tous les employés la connaissent et la respectent énormément. Quand elle vient me voir, Elle s'empresse toujours d'aller dans la cuisine pour donner un coup de main ou pour aider à faire quoique ce soit pourvu qu'elle ne reste pas sans rien faire.
Au début, c'était pénible pour moi. Nous n'avions pas déjà assez de temps pour nous selon moi quand elle vient et savoir qu'elle utilisera une bonne partie de ce temps qui nous est imparti pour servir dans la cuisine ou ailleurs ne m'enchantait pas. Je lui avait fait la remarque et elle m'avait traité de jaloux en riant de moi. Elle avait alors dit qu'elle faisait ça justement pour que nous ne soyons pas trop ensemble, enfermés entre quatre murs, sinon on se laisserait vite l'un de l'autre.
J'avais eu du mal à accepter cette situation au départ mais quand j'ai remarqué à quel point elle était heureuse et épanouie dans ce qu'elle faisait, je me suis attendri et j'ai accepté.
Nous sommes dans ma chambre. Notre lieu favori de rencontre. Myris est couchée sur le lit, la tête sur mon dos en train de lire un livre électronique sur son téléphone pendant que moi, j'échange des mails avec un ami que j'ai laissé en Grèce. Nous nous occupons ainsi, chacun à son divertissement sans inquiétude. Se savoir proche l'un de l'autre nous comble, nous sommes heureux ainsi.
Je tchatte avec mon ami Klauss. Il me donne des nouvelles des amis qu'on a en commun et quelques potins du quartier. Nous ne sommes pas vraiment des meilleurs amis mais nous nous respectons beaucoup pour prendre de temps à autre de nos nouvelles. Nous nous écrivons en grec. Il n'y a pas de chance que Myris puise découvrir la nature de nos conversations, surtout lorsque Klauss me parle d'Elena, ma petite amie du moment quand je vivais encore en Grèce. Le terme petite amie ne qualifie vraiment pas la nature des relations qui nous liaient. Je dirai plus qu'elle était mon plan cul qu'une copine. Je n'éprouvais pas pour elle de réels sentiments. Je ne savais pas dès lors ce que c'était que d'aimer.
Il me dit qu'elle s'est mise
avec Max Kriss. Un connard de première qui me sortait par le nez et qui lui courrait après comme un chien. Entre lui et moi, ça n'a jamais été la grande estime. Il me méprisait simplement parce que j'étais un Gabras et moi je ne supportais pas les gens qui s'emprennent aux autres pour rien, encore moins pour une raison qui ne dépend pas d'eux comme une situation sociale ou financière.
Un jour, lors d'une altercation au lycée, il m'avait promis de me prendre ce dont j'avais de plus cher et me montrer par la même occasion que je n'étais qu'un fumier qu'il fallait faire descendre sur terre. Alors je me dis que se mettre avec Elena est donc pour lui me ravir cette chose qui m'est si précieuse.
J'en ris et me dis que mon plus beau trésor est juste là, près de moi, couché sur mon dos et endormi à points fermés à présent. Je pose mon regard sur le doux visage de Myris et je crois que je l'aime encore plus. Elle est si douce et calme quand elle dort. On oublierait presque ses malheurs domestiques. Car ses problèmes familiaux n'en finissent pas.
Aujourd'hui, Il n'est plus question de son ami blanc mais de sa supposé insolence. Je connais ma Myris. Je connais qui elle est vraiment, ce qu'elle peut faire ou pas. Il y a des signes qui ne trompent pas. Alors toutes les accusations de sa famille, Je les mets sur le compte de la jalousie. Ils sont jaloux de voir que malgré leur persécution, elle ne cesse de briller et d'avancer dans sa vie. Sur le plan scolaire, ma Myris n'a pas d'égale. Elle surpasse de loin ses camarades de classe et à obtenu son probatoire avec une belle moyenne. Maintenant, Elle débute sa classe de terminale et l'an prochain, elle passera son examen. Je sais d'ores et déjà qu'elle l'obtiendra haut la main. Ma Myris est une jeune fille très intelligente et déterminée. Alors je n'ai aucune inquiétude, elle saura contrer les attaques malsaines que toute personne portera contre elle. Et moi, je serai là. Je serai toujours à ses côtés pour l'aider et la soutenir.
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Si J'avais Osé
RomansaHier, Andréa , un jeune grec avait 20ns et était tombé amoureux pour la première fois. L'amour, il n'y croyait plus, ayant grandi avec une mère qui ne lui a jamais témoigné que mépris et indifférence. Un soir, Un soir d'exil pas comme les autres...
