Chapitre 9: Folie ?

372 33 7
                                        

                         Aujourd'hui

Andréa

Je pense à elle et je m'en veux.

Je regarde mon visage à travers la vitre et mon regard serein me tue.

Je n'arrive pas à culpabiliser comme je le devrais. Je crois que j'en ai besoin.

J'ai besoin d'avancer, de vivre autre chose. Si?

Est-ce dire que je ne t'aime plus mon amour ? Que tu t'en es allée définitivement de mon coeur ?

Je ne sais pas quoi dire ni quoi penser si ce n'est que j'en ai besoin.

J'ai besoin d'elle. Cette fille sortie de nulle part. Cette fille qui hante mes pensées depuis plus d'un mois.

Annabelle

Je crois qu'elle est cette bouffée d'oxygène qui manquait tellement à ma vie en ce moment.

Ne m'en veut pas myrisa mou. Ne crois pas que je ne t'aime plus. Que je t'oublie, que je tourne ta page. Non ça, je ne le pourrais jamais. Tu es indélébile à ma vie. Mais comprend-moi, il faut que je vive. Que j'avance, même si c'est avec le coeur meurtri à jamais.

Dans mon appartement situé dans Greenwich village, Je regarde à travers ma baie vitrée les lumières des phares et lampadaires éclairées les rues paisibles de mon quartier. Les restaurants et brasseries s'animent. Les habitants du quartier papotent vivement en prenant place à l'extérieur des restaurants pour certains et en discutant simplement en groupe devant des cafés pour d'autres. D'où je me trouve, je peux voir ces jeunes qui, assis sur les escaliers de leur maison, s'amusent à chanter et danser sur les airs de musiques modernes.

Malgré ces petits détails, ce quartier est très calme et la verdure que l'on trouve à tout bout de chemin donne une atmosphère féerique et magique au quartier, une fois la nuit tombée.

Je détourne le regard de ces habitants et regarde ma montre.

20h.

Elle devrait déjà être là. Je porte un ultime regard à mon appartement. La décoration est très belle. Le contraste entre les couleurs vives et sombres est saisissant. Je crois que cela représente un peu ce que je suis. Un incessant combat entre les lumières et les ténèbres. Je crois que je ne suis pas mal non plus. Je me suis vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche que j'ai déboutonné les premiers boutons, laissant entrevoir la naissance de mon buste. Je veux plaire. Je veux séduire. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai eu ce désir depuis que Myris a quitté ma vie

Et ce n'est pas tout.

J'ai demandé à la ménagère de passer un jour plutôt pour faire le ménage quand sur un coup de tête j'ai invité Annabelle à dîner avec moi.

Je ne sais toujours pas ce qui m'a pris de l'inviter. Cela n'a jamais été mon intention quand je suis entré dans cette salle de repos cet après-midi. Mais quand, tout fatigué par ma supervision du chantier tout au long de la matinée, Je suis tombé sur elle pleurant dans son coin, Je n'ai pas pu empêcher cet élan de tendresse envers elle.

Je suis resté un bon bout de temps à l'orée de la salle et je l'ai longtemps observé. Dans sa tenue de travail pareille à celle de tous les hommes présents, elle était belle à couper le souffle. Je ne savais pas pourquoi elle s'entêtait à s'habiller comme ça, puisque le staff administratif n'était pas obligé de mettre des tenues d'ouvriers. Mais je ne nierai pas que dans cette combinaison elle en faisait saliver plus d'un. Elle portait sa queue de cheval haut et ses éternelles lunettes qui tentaient toujours de cacher la couleur de ses yeux.

Si J'avais Osé Des histoires addictives. Découvrez maintenant