Chapitre 57

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Je sens mes joues se réchauffer et je peste contre moi-même pour avoir complétement oublié de retirer la boîte de préservatifs du sac. Je prends le verre que je viens de remplir et retourne dans le salon, toujours aussi gêné. Titouan me fixe avec un regard interrogateur, sur le point de se moquer de moi et je suis actuellement bien content qu'il ne puisse pas être le spectateur de la teinte qu'ont pris mes joues.

"J'en avais plus et je me suis dit que je pourrais en avoir besoin, c'est tout, marmonné-je.

- T'en as déjà eu besoin chez toi peut-être ?

- Tu sais bien que non...

- Je sais pas, peut-être que tu t'amuses à faire des ballons d'eau avec, imagine-t-il en riant, ce qui lui provoque une quinte de toux.

- C'est ça, fous toi de ma gueule.

- Eh, on sait jamais, se défend-il.

- D'ailleurs, comment ça se fait qu'il n'y ait aucune vaisselle sale ? le questionné-je. Je croyais que tu pouvais à peine te lever.

- Ah ouais, j'ai pas trop mangé ces derniers jours.

- Tu m'étonnes que t'aies aucune force. Bon, je vais te préparer un truc, bouge pas.

- C'est pas comme si je pouvais m'enfuir là."

Je lève les yeux au ciel avant de repartir dans la cuisine où j'ouvre le frigo. Je trouve quelques œufs, du lait et du fromage de chèvre puis j'ouvre tous les placards à la recherche de farine et finis par tomber sur un fond de paquet qui fera l'affaire. Je commence donc ma recette de quiche lardon-fromage. J'en prépare pour moi aussi puisqu'il est déjà tard et que je n'ai pas envie d'aller me coucher à minuit alors que les cours viennent de reprendre. J'ai l'habitude de faire ce plat, le moule se retrouve donc vite dans le four et je retourne dans le salon le temps que ça cuise.

"Tu as besoin d'autre chose ?

- J'ai trop chaud, se plaint-il dans un soupir à peine exagéré. Tu penses que tu pourrais m'aider à prendre ma douche ?

- Je ne suis pas en mesure de refuser quoi que ce soit à un malade donc oui, je peux t'aider."

Je m'approche de lui et m'agenouille près du canapé puis, délicatement, je passe mes mains autour de son ventre pour le soulever. Il n'a pas menti, sa peau est vraiment brûlante. Je l'attire contre moi et quand il comprend ce que je suis en train de faire, il se met à résister faiblement :

" Eh ! Repose moi !

- Pas question."

Je le sers plus fort contre moi et le porte comme une princesse jusqu'à son couloir.

"Bon, c'est où ta salle de bain ?

- À droite, grogne-t-il entre ses dents, toujours vexé par notre position."

J'entre dans la salle d'eau et le dépose sur la cuvette des toilettes puis retire mes chaussures pour ne pas salir sa douche. Alors qu'il se plaint de son mal de tête, je m'évertue à lui retirer son tee-shirt trempé de sueur. Je ne peux empêcher mon regard de dériver sur son torse brillant et sur les courbes finement dessinées de son bassin. Quand il se tient à moi pour retirer son boxer, je force mes yeux à changer de direction. Ensuite, je l'accompagne dans le cabinet de douche et enclenche l'eau. Malheureusement, le pommeau est orienté vers moi et je me prends un jet gelé sur le tee-shirt. Je recule vivement en criant de surprise, pendant que Titouan s'étouffe de rire.

Toxic and friends [BxB]Des histoires addictives. Découvrez maintenant