Chapitre 8

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"Pourquoi tu mets ça ? Ça pique !"

Titouan gémit de douleur et je lève les yeux au ciel. Quel pleurnichard.

"C'est du désinfectant imbécile. Tu veux avoir une plaie infectée qui te laissera une cicatrice ?"

Il me dévisage, horrifié et j'éclate de rire.

"En plus tu me crois... Ça te fait mal si j'appuie là ?"

Il me répond par un cri qui se transforme en injure et je m'empresse de retirer mon doigt. Je termine de coller le sparadrap pendant que Titouan s'étouffe avec un médicament. Cet idiot ne sait pas avaler une gélule.

"Tu dois prendre de l'eau avec la gélule, pas après.

- Ah... Oui je savais !"

Je retiens un rictus amusé. Quand il a enfin réussi à l'avaler je lui tends une main qu'il regarde sans comprendre.

"Tu veux rester assis par terre toute la journée ? Après tout c'est ton choix...

- C'est bon, je peux me lever tout seul."

Je me recule pour le laisser faire. Il se tourne, commence à se redresser mais lorsque son pied gauche touche le sol il pousse un cri de chihuahua étranglé. Très viril, j'adore.

"Je crois que je me suis tordu la cheville en tombant."

Sa moue dégoutée m'amuse encore plus.

"Tu veux que je te porte jusqu'à ton lit ?

- Non ! Je veux dire... Contente toi de m'aider à marcher.

- T'as oublié le mot magique."

Il me jette un regard noir avant d'ajouter un "s'il te plaît" moqueur. Satisfait, je passe mon bras sur sa hanche pour le soutenir. On avance lentement et il s'appuie à moi à contre-cœur.

"Elle est où ta chambre ?

- En haut"

Il pointe le plafond du doigt et je fronce les sourcils.

"Il y a encore un autre étage ?

- Il faut croire. Je suis fils unique mais la maison comporte dix chambres... Qu'est-ce que ce serait si on était sept !

- Soixante-dix chambres, t'aurais eu un château !

- C'est clair."

Je l'aide à monter les escaliers dans un silence léger et il m'indique sa chambre. J'ouvre la porte.

"Wowwww c'est fou !

- Ouais."

Je comprends mieux pourquoi il est au dernier étage. Le plafond est entièrement en verre et on voit l'immensité de la voûte céleste. La maison est à l'écart des lumières de la ville, et on voit la plupart des étoiles du mois d'août. Je suis toujours émerveillé et les mots sortent seuls de ma bouche.

"Je peux dormir avec toi ?

- Quoi ? C'est hors de question.

- Je t'en supplie ! Il y a largement la place pour deux dans ton lit ! Je suis passionné d'astronomie, dormir dans un lit comme à la belle étoile c'est mon rêve !"

Je détourne enfin les yeux de la pièce pour le regarder. Il baisse la tête comme pour réfléchir mais je vois qu'il rougit.

"D'accord, mais pas un mot à mes parents."

Pourquoi a-t-il l'air si mal à l'aise en ma présence ?

Toxic and friends [BxB]Des histoires addictives. Découvrez maintenant