Charlie
Je n'avais une fois de plus pas beaucoup dormis de la nuit. Angoissée par ma future confrontation avec Juliette, angoissée par ma future soirée ou j'allais devoir retrouver les quatre mafieux et passer au aveux sur ma trahison.
Angoissée.
Je buvais mon café, assise sur notre canapé, en attendant mon heure. Charly débarqua dans le salon, un sourire aux lèvres, et je me tendis instantanément lorsqu'il déposa un baiser sur mon front.
— Salut mon cœur ! Comment ça va ? On a pas pu discuter hier, quand je suis rentré du dormais à point fermé, je n'ai pas voulu te réveiller.
J'ai fait semblant de dormir.
Je l'avais bien entendu rentré, mais j'avais fait semblant d'être en plein sommeil, car je n'avais pas le cœur à discuter. Je relevai la tête en lui souriant, alors que Ninja s'approcha de moi pour réclamer quelques caresses que je lui accordai volontiers.
— Alors cet investisseur ?! Me questionna-t-il en se faisant couler un café.
Ah oui, cet investisseur.
— Luciano Duedivio... Lâchai-je entre deux gorgées.
Il se retourna brusquement vers moi, les yeux écarquillés, prêt à laisser tomber sa tasse de café.
— C'est une vaste blague ?
Haha. J'sais pas tu trouves ça drôle toi ?
Je secouai la tête négativement, en déposant ma tasse sur la table basse. Je pris mon visage entre mes mains, épuisée de toute cette situation de merde.
— Merde.
C'est le cas de le dire.
Seul un onomatopée sortit de ma bouche, alors qu'il venait s'installer à coté de moi.
— Tu veux dire que le mec avec qui je viens de m'associer est le même que celui qui vous fait la misère ?
Bien vu Sherlock.
Je répondis en hochant la tête, les yeux rivés sur la télé éteinte en face de moi.
— Putain... Je le vois ce matin... Je vais en... Mais attend.
Il se stoppa et pivota la tête vers moi, et ces yeux s'arrondirent un peu plus.
— L'argent qu'il a investi chez moi... C'est le même que celui qu'il vous a retiré ?! S'énerva-t-il.
Dis donc, ça va vite la haut ce matin.
Et j'hochai une fois de plus la tête, toujours silencieuse.
— Je vais le dégommer. Finit-il en se levant
J'entendis son cou craquer, puis ces doigts, signe qu'il se préparait mentalement à en coller une à Alessio Stelleti, second de la mafia Stelleti, plus grande mafia d'Europe.
— Laisse tomber Charly. Ça ne servirait à rien. Pour l'instant, il a l'air d'être ok avec toi. Autant faire en sorte que ça continue, je vais gérer moi-même les problèmes de ma boite.
Je me levai pour le rejoindre, et mes bras passèrent autour de son torse contre lequel je vins me blottir. Mes yeux se fermèrent alors qu'il me serra un peu plus fort contre lui en expirant bruyamment.
— T'inquiètes pas... Soufflai-je. Ça va aller. Tout va s'arranger.
Je ne savais pas si j'essayai de le rassurer lui, ou de me rassurer moi-même. Mais je sentis son cœur s'apaiser, et je me disais intérieurement que c'était déjà ça de gagné.
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Leonessa T2
Lãng mạnAprès avoir passé trois semaines et demi au sein de la famille Stelleti, Charlie est partie. Mais la découverte du vrai visage se cachant derrière l'investisseur anonyme de son projet l'ayant bouleversée, l'a poussé à mettre en place sa vengeance. ...
