47 ~ Dans les griffes de l'Obscurité

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Charlie

Assise sur le fauteuil, j'écoutais sans réellement m'intéresser à ce qu'ils se disaient.

Pourquoi tu l'as laissé t'embrasser ?

Tais-toi.

— Je veux des hommes partout, aux laboratoires, aux magasins de cuisines, à la bijouterie de Lia. Et je les veux dès ce soir ! Ordonna Ales aux trois autres mafieux.

Gabriel est tombé amoureux de toi, et il est triste.

Tais-toi.

— On ferait peut-être mieux de les faire venir à la villa non ? S'interrogea Nino, enfin je veux dire plus on est regroupés mieux c'est...

Quelqu'un va mourir à cause de toi.

Tais-toi.

— T'as raison, Ju, appelles Juliette et dis leurs que des hommes à nous les attendront devant chez elles d'ici une heure, qu'elles fassent leurs bagages, elles emménagent avec nous.

Tu l'as embrassé, sans aucune raison apparente, sans excuse. Tu es toujours fiancée, et tu as demandé à Charly de t'accompagner chez ta mère samedi pour le repas n'ayant pas le cran de leurs expliquer ce qu'il se passe.

Tais-toi.

Et il avait évidement répondu par la positive à cette demande, surement heureux de devoir jouer le jeu avec moi, se disait-il peut-être qu'il arriverait à raviver la flamme ? Et peut-être qu'il y arriverait. Mais j'avais quand même laissé Ales m'embrasser, sans lui parler de ce repas. Et le pire dans tout ça, c'est que mon ventre s'était mis à grouiller comme si toute la savane y était présente, ça m'avait plu, et si Juliann ne nous avait pas interrompu, je serai surement encore en train de l'embrasser. J'étais bien, il m'avait fait me sentir bien. Et ce baiser il était... Différent. Doux, mais à la fois brulant, tendre mais à la fois sensuel, c'était bizarre.

Tu fais n'importe quoi.

Tais-toi.

J'en pouvais plus de ces voix.

Quelqu'un va mourir, parce que tu as encore été égoïste et que tu as encore voulu aller au bout de tes pensées. Tu veux sauver des gens, mais quelqu'un va mourir, par ta faute.

Tais-toi putain !

Tais-toi !

Tais-toi !

Et je passai mes doigts dans mes cheveux, pour venir y gratter convulsivement mon cuir chevelu à l'aide de mes ongles. Je voulais qu'elles s'arrêtent, ces voix. Je voulais qu'elles se taisent.

Tais-toi !

Tais-toi !

Tais-toi !

Je voulais retrouver une vie normale.

Tais-toi putain !

Tais-toi !

— Charlie ? Eh mon cœur tu m'entends ?

Tais-toi !

Tais-toi !

— Ales !

Tais-toi !

Tais-toi !

Leonessa T2Des histoires addictives. Découvrez maintenant