Charlie
Ales se trouvait devant moi, les yeux dans les miens, il me fixait le souffle court, et moi je le défiais d'aller au bout de ces dires. J'avais relevé le bas de ma robe, suffisamment pour lui dévoiler une grande partie de mes jambes, mais pas assez pour qu'il voit la couleur de mes dessous. J'appuyai mon dos contre la porte derrière moi, et je relevai le menton.
Alors Stelleti ? Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
Ces lèvres s'étirèrent, alors qu'il fit quelques pas en avant.
— Tu sais que je déteste quand on me donne des ordres beauté... Murmura-t-il sans me lâcher du regard.
Je me plaquai un peu plus contre la porte, voulant presque m'y fondre, mon cœur battait vite, et je déglutis lorsque son regard prit feu.
La bouche entre-ouverte, je respirai mal, il me prenait comme toujours tout l'air la pièce, et lentement il se rapprochait, lentement je le laissai pénétrer dans ma zone. J'avais chaud, je brûlais, et son regard sur moi n'arrangeait rien. Ça faisait trop longtemps que je n'avais pris aucun plaisir, je n'avais plus la capacité de m'en procurer moi-même, mon corps n'acceptant que les intrusions du mafieux que se tenait devant moi, mais ça, je ne lui avais jamais dit.
J'ai vraiment besoin de jouir.
— Mais pour cette fois, je vais faire une exception, pour te prouver ma bonne volonté.
Sa voix rauque affolait tous mes sens. Ma respiration saccadée était bruyante, et l'atmosphère incandescente me consumait petit à petit. J'en oubliai presque que j'avais dégagé mon fiancé quelques secondes plus tôt.
Presque.
A quelques centimètres de moi, Ales posa un genou à terre, son regard toujours ancré au mien, et doucement, il posa le deuxième, se retrouvant à genoux, face à moi. Un sourire arrogant se dessina sur mes lèvres, et à une allure diaboliquement lente, je levai la jambe pour placer mon talon sur son épaule. Il me scrutait, en se mordant la langue, sa respiration était aussi chaotique que la mienne. J'avais envie de crever.
Toujours avec la même lenteur, le dos appuyé contre la porte, je descendis mon talon, frottant chaque partie du haut de son torse, et ses iris s'enflammèrent.
— Putain... Tu veux ma mort Roy ? Me questionna-t-il faiblement en portant son regard sur ma cheville qui continuait son trajet.
Oui, j'en ai très envie...Une mort lente...
Mon talon aiguille dessinait chacun des muscles de son torse que j'avais très envie de toucher à nouveau. Arrivé au niveau de ces abdos, je le sentis les contracter à mon passage, et tous mes sens se brouillièrent.
Il mordit sa lèvre inférieure, sans lâcher ma cheville du regard, il ne me touchait pas, parce que je ne lui en avais pas donné l'autorisation, et je savais qu'il attendait. Et c'était encore plus excitant, encore plus exaltant. Sa cage thoracique se gonflait et se dégonflait à une vitesse déconcertante, puis soudain, mon regard s'assombrit.
Mon talon arriva au niveau de son entrejambe, plus dur que jamais, et un haut le cœur m'envahit. Voila ce qu'il avait fait de moi.
J'appuyai doucement sur son sexe, et il claqua sa langue contre son palet, en rebraquant son regard sur mon visage. Et mon sourire diabolique ne lui échappa pas. Ces iris bleus s'assombrirent à leur tour, alors que je retirai mon pied pour me remettre droite. Sans jamais le lâcher des yeux, je redescendis ma robe, et j'aperçu sa mâchoire se crisper. Puis mon petit rire malsain le fit se tendre entièrement.
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Leonessa T2
RomanceAprès avoir passé trois semaines et demi au sein de la famille Stelleti, Charlie est partie. Mais la découverte du vrai visage se cachant derrière l'investisseur anonyme de son projet l'ayant bouleversée, l'a poussé à mettre en place sa vengeance. ...
