59 ~ Point de rupture

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Pré-NDA:  Il faut parfois déclencher la tempête pour dissiper les ténèbres.
Je vous aime.

Alessio

Tout le monde était monté dans sa chambre respective pour se préparer. Ça avait été acté, ce soir nous sortirions pour nous changer les idées. Nous étions vendredi, et les bars allaient être bondés, il y avait très peu de chance que nous soyons attaqués.

Pourtant je ne suis pas serein.

Charlie sortit de la douche, les cheveux trempés, elle se posa devant le miroir et s'observa un instant, silencieuse. Calé contre le chambranle de la porte, je la scrutai également.

— Il va me falloir un kilo d'anticerne pour cacher ces horreurs. Rigola-t-elle en passant ses doigts sous ses yeux.

Je haussai les épaules.

Elle est toujours belle.

Elle retira sa serviette, et je ne pus empêcher mon regard de se perdre sur son corps.

— Arrêtes de me regarder comme ça Stelleti. Râla-t-elle.

J'arquai un sourcil alors qu'un sourire narquois se dessina sur mon visage.

— Comment ?

— Comme si t'avais la dalle.

Privé de repas pendant sept ans, je vais avoir la dalle jusqu'à la fin de ma vie beauté.

Mais je ne répondis rien, laissant seulement un rire cynique m'échapper, je pivotai sur moi-même pour aller moi aussi finir de m'habiller.

Elle finit par sortir de la salle de bain, après de longues minutes, alors que je ne cessai de zieuter mon téléphone, face à mon message à Gab laissé sans réponse.

Il va s'en prendre une quand il va débarquer. Mes hommes ont pour ordre de toujours me répondre.

La blonde fouilla dans sa valise, et enfila un body noir qui me fit grincer des dents, et un pantalon en cuir moulant parfaitement ses jambes interminables.

Bordel, elle peut pas se foutre un jogging et un pull sérieux ?

Je l'observai, les sourcils légèrement froncés, et je dépéris un peu plus lorsqu'elle ajouta ses talons hauts à sa tenue. Entièrement vêtue de noir, sa chevelure blonde ressortait parfaitement, tombant sur ses seins beaucoup trop dévoilés à mon gout, et dans le bas de son dos à la cambrure parfaite.

J'adore son bas du dos.

Puis mes iris remontèrent dans les siens, et sa mine inquiète m'interrogea.

— Qu'est-ce qu'il se passe beauté ?

Elle soupira, puis vint s'installer à côté de moi sur le lit. Son chien déjà dessus se colla à elle ce qui la fit sourire. Puis en le caressant, elle refixa ses iris bleus sur moi.

— T'as des nouvelles de Gabriel ? Je suis inquiète...

Moi aussi.

Mais je ne le dirai pas. J'avais toujours été dur avec lui. Je n'étais pas de ce style à montrer mon attachement envers les gens, je ne l'avais jamais fait, ni avec Nino mon propre cousin, ni avec Juliann mon meilleur ami, et encore moins avec lui. Pourtant, je le considérai comme mon petit frère. Il faisait parti de ceux, pour qui j'étais prêt à prendre la noirceur de notre vie, pour qu'il y touche le moins possible.

— Eléa a raison, c'est un grand garçon. Je te parie qu'il est en train de se taper une petite française. Ricanai-je.

Charlie plissa les yeux, et frappa dans mon épaule blessé m'arrachant un gémissement de douleur. Je la fusillai du regard et elle me lança son plus beau sourire forcé.

Leonessa T2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant