Texte by : Xineptis
Enfin,je suis arrivé !
La plage de sable blanc qui s'étend devant moi, est magnifique et le coucher du soleil donne encore plus de charme à l'endroit. Je crois que mon été sous notre étoile jaune va être l'un des plus reposant et tranquille de ma vie. Mon instinct me souffle que rien ne pourra me sortir du bonheur de ces vacances bien méritées.
Je marche le long de la plage, admirant le soleil se coucher, regardant les vagues et je cours de temps en temps avec mon chien, Yako. Mon labrador adoré, joue dans l'eau et m'éclabousse lorsqu'il revient vers moi. Non vraiment, je pense que je vais passer de très bonnes vacances. Mon voyage s'est passé sans encombre... Enfin je crois, je ne me souviens plus très bien. Je suis un peu fatigué et c'est donc tout naturellement que ma mémoire me fait défaut.
Lorsque la lune montre le bout de son nez, je me décide de rentrer à mon mobile home. Mon camping est vraiment sympathique, avec sa grande piscine et ses douches bien chaudes. Pourquoi accorder de l'importance aux douches ? C'est simple, si les douches sont minables, je vais m'en plaindre et à chaque fois que je vais en prendre une, je vais avoir une humeur de chien. De plus mon emplacement est bien placé, ce serait dommage de gâcher ma joie avec une douche mal réglée.
Une fois de retour et installer confortablement sur une chaise à l'extérieur de mon habitation, je prends un livre et je commence à le lire. Rapidement, Morphée m'emporte dans son monde comme si le voyage que j'ai fait, m'avait vidé de mon énergie. Je commence à rêver. Je suis dans ma voiture et regarde attentivement la route.Mon chien semble agité et ne se calme pas. Je lui ordonne d'un ton sec de cesser ses aboiements et de rester tranquille. Puis je me replonge dans ma conduite, le regard fixe. Les panneaux de signalisation défilent, les heures également, et je me retrouve sur une aire de repos pour souffler un peu. Toute cette route effectuée et je ne sais même pas où je vais.
Soudain je me réveille, Yako est sur moi et me lèche le visage. Je ris et le caresse. Qu'est-ce que ce chien est adorable ! Comment ai-je pu être aussi désagréable avec lui durant ce rêve ? C'est normal qu'il s'impatiente, la voiture n'est pas un lieu très grand où il peut gambader librement. Franchement, heureusement que je rêvais sinon je m'en serais voulu d'avoir été aussi nul avec lui. Mon chien, c'est le seul être qui sera toujours là quand j'en aurai besoin.
Je me lève finalement pour partir me coucher pour de bon. Dormir dans un lit c'est quand même plus agréable que de s'assoupir dans une chaise. Enfin emmitouflé dans ma couverture, je m'endors, cette fois volontairement, et je continue mon rêve. Je suis de retour dans la voiture et je me rends compte que je suis en contre sens. Les klaxons retentissent, ainsi que les aboiements de Yako exprimant son inquiétude. Je reviens sur la bonne voie et me gare sur la voie d'urgence. Mon stresse est au maximum et de la sueur coule le long de mon dos amplifiant ma panique. J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure, il est prêt à sortir de ma poitrine tant la peur est présente dans mes veines.
Après m'être calmé, je rejoins la réalité et me réveille dans mon lit en sueur. Je regarde autour de moi. Je vois Yako dormant paisiblement dans son panier. Je n'ai pas dû faire de bruit durant mon cauchemar,heureusement, sinon il aurait fallu promener le chien pour qu'il puisse se rendormir. Bon, cette fois, pas de rêve ! Juste une nuit reposante et sans angoisse. Je ferme les yeux, espérant que ce rêve ne revienne pas.
Pourquoi? Ce n'est pas possible ! Encore !
Je suis sur la voie d'urgence,je sens mes yeux plein de fatigue. Je reprends la route et continue mon chemin. Puis soudain, plus rien. Mon rêve s'est arrêté et ma nuit est tranquille. Enfin c'est ce que je pensais avant d'entendre les couinements de mon chien et d'ouvrir les yeux. Du sang, des morceaux de verre, une route et mon chien, c'est ce que mes yeux m'envoient. J'ai mal, terriblement mal au corps, à tout mon corps.Je n'arrive plus à bouger et je vois mon chien me quitter peu à peu. Lui aussi est blessé et nos deux cœurs ralentissent au fur et à mesure que le temps passe. J'entends au loin, les sirènes des ambulances et des pompiers mais c'est trop tard pour moi, je n'arrive plus à garder les yeux ouverts et je sombre dans la mort. Je ne rêvais pas d'un trajet en voiture, je rêvais de vacances à lamer...
