T2 : Binaire

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Texte by PlumeNoire666

Le soleil brille de mille feux,haut dans le ciel au bleu aveuglant. Quelques nuages perle naviguentau-dessus de ma tête, accompagnant les hirondelles et les colombesdans leur vol gracieux. Autour de moi, la population vit, continueson inépuisable journée. Les gens marchent, tous magnifiques dansleurs vêtements d'été.

Puis, au coin de la rue, je la voisapparaître. Ses longs cheveux roses volent dans son dos en bellesondulations naturelles, et ses trop grands yeux vert d'eau semblentchercher quelqu'un.

Une fois son regard sur moi, unsourire resplendissant remplace l'inquiétude sur son visage, et elles'approche à petits pas avant de me sauter dessus pour me prendredans ses longs bras fins.



* La pousser *
* Sedécaler pour qu'elle tombe *
* Lui rendre son étreinte*



Amoureusement, je resserre à montour mes bras autour de sa taille si menue. Son visage à la foisrond et anguleux m'éclaire comme une lampe, il me semble que monmonde ne soit habité que par elle.

Elle se détache doucement de moi,et s'éloigne de quelques pas, toujours en souriant. Son corpsd'Aphrodite est habillé d'un court kimono blanc en soie et à motifsrose pâle de fleurs de cerisier, fermé au niveau de la taille parun ruban noir formant une énorme boucle à l'arrière. De longuesmanches cachent en partie ses mains, et parallèlement son décolletéplongeant m'offre une vision des plus agréables. Chaussée dessandales traditionnelles, elle a également accroché une barrettedécorée de rubans de soie blanche dans sa chevelure.

Elle est trop belle pour êtrevraie.



* Lui demander où elle veutaller *
* Lui faire un compliment sur sa tenue*
* Lui proposer un endroit surprise pour le rendez-vous *



Timidement, je lui dis qu'elle estvraiment magnifique avec ces vêtements. Elle rosit automatiquement,et me remercie du bout des lèvres.

Elle s'appelle Sayako.

Je remarque qu'elle triturenerveusement le bas de son kimono, lui arrivant au quart des cuisses.



* Faire la discussion ici*
* Lui proposer un endroit surprise pour le rendez-vous*
* Lui demander où elle veut aller *



Je lui demande si elle a unepréférence pour un endroit en particulier. Elle semble ravie que jeprenne compte de son avis et propose un petit café nommé "DearBear" au plein milieu d'un grand parc.



* Être enthousiaste àcette idée *
* Refuser *
* Accepter d'unhochement de tête *



Je lui dit que c'est une excellenteidée, et elle parait très contente de ma réponse. Un sourireradieux aux lèvres, nous nous mettons à marcher vers l'endroitchoisi, pendant cette incroyable journée. Tout est beau, joyeux etlumineux.

Trop?

Le trajet passe extrêmementrapidement, je n'en garde aucun souvenir. Nous sommes actuellementassis à la terrasse du "Dear Bear", l'un en face del'autre. Sa beauté nymphale éclipse jusqu'à la lumière du soleil,et sa chevelure colorée semble être faite de rêves.

Un mug rempli de thé au citron setrouve devant elle, et une assiette de petits gâteaux est poséeentre nous deux. Un café-crème est positionné dans ma main droite,contenu dans une tasse bleu ciel.

On se regarde.

Elle est irréelle, au delà-mêmede la définition de magnifique.



* Entamer la conversation*
* Attendre qu'elle parle en premier *
* Luiprendre la main *



Doucement, j'avance ma main gauche,et la pose avec douceur sur la sienne, droite. Ses joues rougissent,et elle baisse la tête, pudique.

C'est bizarre, je ne sens rien sousma main... Rien qu'un courant d'air froid.



* Enlever la main *
*L'embrasser *
* Manger en gardant les mainscollées *



Je me lève doucement de ma chaise,et me penche sur ses lèvres, charnues et rosées. Elle a relevé latête par automatisme, et semble attendre ce contact, les yeuxsemi-fermés.

Ma bouche ne rencontre que le vide.

Sayoko a disparu.

À sa place, se trouve unesilhouette formée d'une suite infinie de 1 et de 0. Une auraverte entoure l'ombre, sur son corps les chiffres défilent à uneallure déconcertante. Ses mains -du moins ce qui s'en rapproche leplus- trahissent son anxiété. Robotique, sa voix s'élève dansl'atmosphère, devenue artificielle.



« Quand accepteras-tu enfin queje n'existe pas? S'il-te-plait, je t'en supplie, arrête de venir mevoir. Arrête de faire ce rendez-vous. Arrête de jouer, etlaisse-moi! »





-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-





L'application crash, et je meretrouve sur le bureau de mon ordinateur. Rangée à gauche, lapetite vignette rose de "LoveMe" semble me narguer.



Ce n'est pas la première fois queça arrive, mais je n'abandonnerai pas. Je continuerai à jouer, quecela lui plaise ou non!



Sayoko est magnifique en fondd'écran...



Non, je n'abandonnerai pas.



Un jour, oui, un jour, ellecomprendra qu'elle est mon seul refuge, mon seul repère!



À quoi bon s'obstiner à vivre savie, alors qu'on peut en avoir des dizaines d'autres bien meilleuresdans les jeux?



Sayoko, un jour tu accepteras queje viennes dans ton monde pour fuir le mien, si dur et froid.



Confiant, je ré-appuis surl'icône.




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