Mon fils

617 57 21
                                        

« La mort n'est rien Je suis simplement passé dans la pièce à côté

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

« La mort n'est rien
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi. Tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'a toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas de ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ces petites choses qui nous amusaient tant..
Vis. Souris. Pense à moi. Prie pour moi.
Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme
il l'a toujours été.
Sans emphase d'aucune sorte et sans trace d'ombre.

La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié.
Elle reste ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée,
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t'attends. Je ne suis pas loin.
Juste de l'autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien. »

Chanoine Henri Scott Holland, La mort n'est rien

L'enterrement de Lily eut lieu cinq jour plus tard, dans la plus stricte intimité. Seuls les membres de l'Ordre étaient présents, ainsi que les parents de James. Petunia avait été prévenue de la mort de sa sœur, mais n'avait pas souhaité se rendre à l'enterrement, ce qui n'avait rien d'étonnant. James était au fond du trou, mais il était épaulé par Sirius et Remus, qui tentaient de masquer leur peine pour soutenir leur ami. Alice était inconsolable. Elle l'avait senti. Elle avait su, qu'un jour elle serait la seule membre de leur quatuor encore en vie. Mary en 1978, Dorcas en 1979, Lily en 1981, allait-elle mourir aussi jeune elle aussi ? Ses meilleures amies l'avaient toutes quittée, et Alice en voulait au monde entier, surtout aux mangemorts, pour cela.

Hermione s'occupait de Harry, et quand Frank était avec Alice, de Neville. Harry avait pleuré pendant trois jours, presque sans s'arrêter. Hermione était épuisée, mais avait tenu bon. Elle avait essayé toutes les choses possibles et inimaginables pour calmer Harry, et elle y était enfin parvenue, en lui chantant une berceuse, tout en le berçant en même temps et en donnant à Harry sa peluche en forme de cerf, avec le parfum de sa maman dessus. Il savait que sa maman n'était plus là. Hermione ignorait comment un bébé de un an pouvait le savoir, mais Harry le savait. Et James ne s'occupait pas de lui non plus, essayant de calmer sa propre douleur. Hermione savait que cette douleur ne se tairait jamais et que James allait devoir se ressaisir, mais elle ne voulait pas lui faire la morale. D'abord elle était très mal placée pour le faire, mais en plus, elle savait qu'elle l'engueulerait plus qu'autre chose, et ce n'était pas la peine.

Hermione et Remus étaient un peu à l'écart de l'enterrement, d'abord parce qu'ils n'étaient pas les plus proches de Lily, ensuite parce que Hermione avait Harry en porte-bébé, et trouvait ça suffisamment glauque d'amener un bébé dans un cimetière, pas besoin d'être encore plus près des tombes. De plus, il s'était enfin endormi, alors elle ne souhaitait pas qu'il se réveille, surtout si c'était pour entendre les sanglots de sa famille. Fabian et Gideon étaient à côté d'eux aussi, ne voulant pas se mélanger avec la famille proche.

Les bijoux du tempsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant