Mère & fils ?

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« La famille, ce n'est pas uniquement les liens du sang

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« La famille, ce n'est pas uniquement les liens du sang. Ce sont les personnes de ta vie qui te veulent dans la leur. Ceux qui feront tout pour te faire sourire, qui t'acceptent et qui t'aimeront toujours tel que tu es»
Inconnu·e

Raphaël cligna des yeux plusieurs fois avant de les ouvrir brusquement. Le blanc. Il ne voyait que ça autour de lui. Les murs étaient blancs, les rideaux étaient blancs, les lits voisins étaient blancs, il était dans une blouse blanche. La seul chose qui jurait avec tout ce blanc était à côté de lui, c'était Remi, assis sur une chaise près de lui, vêtu de gris. 

Raphaël s'aperçut alors qu'il était à l'infirmerie, et avant même d'avoir le temps de se demander pourquoi, tous ses derniers souvenirs revinrent brusquement. Il se releva et prit sa tête entre ses mains, mort de honte. Son agitation interpella Remi, qui redressa la tête, et s'aperçut par la même occasion que le jeune homme était réveillé.

—Bonjour Raphaël. Est-ce que tu te souviens de ce qu'il s'est passé ?

Incapable de parler tellement il était mortifié, ce fut par un hochement de tête que le jeune homme lui répondit. Remus se doutait de ce qui le tracassait tant, c'était normal après tout. 

—Est-ce que ça va ? Tu veux m'en parler tant qu'on est seul ?

Raphaël redressa la tête, et pour la première fois depuis son réveil, ses yeux croisèrent ceux de Remi, et les larmes contenues dans ses yeux coulèrent immédiatement. Le cœur de Remus se serra à cette vue, et se leva pour aller prendre le garçon dans ses bras. Il le berça et rapidement les sanglots de Raphaël devinrent plus bruyants, il se lâchait complètement pour la première fois depuis des mois. Lorsqu'il se détacha de Remus, il se détourna immédiatement pour ne pas croiser le regard du sorcier plus âgé.

—Eh... Raphaël, ce n'est pas grave de craquer... 

—Je suis pitoyable.

—Pleurer ne fait pas de toi quelqu'un de pitoyable.

—Je l'ai appelée Maman ! Tu te rends compte ? J'ai appelé Helena, Maman ! Si ça ce n'est pas pitoyable alors je ne vois pas ce que c'est. La honte bordel. J'ai douze ans, treize dans trois mois et j'appelle Maman la seule personne qui ne m'avait pas encore rejeté, la seule femme qui se souciait un minimum de moi. Je suis pitoyable putain. En manque de sa mère comme un gamin de trois ans. 

Remus soupira, avant de réfléchir à ce qu'il allait dire. Il ne devait pas brusquer Raphaël, de peur qu'il se renferme mais il ne voulait pas non plus qu'il pense qu'il était pitoyable, ni même qu'il se remette à pleurer. Il devait trouver les mots justes pour le réconforter.

—Raphaël, tu n'as jamais vraiment eu de maman. Ta mère n'est qu'un vague souvenir, tu étais très jeune lorsqu'elle est décédée. Helena est la dernière figure maternelle qu'il te reste. Je pensais que tu la considérais plus comme une grande sœur, mais si tu la considères comme une potentielle mère, ce n'est pas grave.

Les bijoux du tempsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant