Chapitre 1

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Victoria

Le silence présent entre nous me fait un bien fou.

Malheureusement, avec les femmes Stone rien ne reste calme très longtemps.

Felicity s'amuse à raconter l'exploit de son petit ami après avoir eu une mention bien en communication.

Ma mère éclate d'un rire exagérément joyeux tandis que je la fusille du regard.

Ma grande soeur étudie le droit. Elle est entrer à l'université d'Oxford il y'a un peu plus d'un an.
La princesse de notre père veut suivre ses traces. Son rêve depuis toujours est de ressembler à notre père, donc, elle a décidé de devenir une avocate aussi réputée que lui.

Ce dernier nous prive de sa présence ce soir, comme toujours.

Son dos droit et sa chevelure doré sans une fourche me fait frémir.

Pourquoi je n'arrive pas à supporter ces gens qui sont pourtant ma famille ?!

Je termine mon assiette en oubliant de mastiquer pour me débarrasser aussi vite que possible de se dîner.

— Pourquoi mange-tu aussi rapidement ? Me questionne ma mère en bout de table.

Par pitié, non.
Pourquoi je ne suis pas un fantôme ?
Le pied être invisible.

Je relève les yeux vers son visage maquillé avec des produits hors de prix.

Sans lui donner de réponse, je baisse la tête et fourre une fourchette généreusement pleine dans ma bouche.

Elle claque sa langue contre son palais me fessant sourire.

— Tu es si... mal polie ! S'exclame-t-elle d'une voix devenu aiguë.

— J'ai cours tôt demain matin, annonce-je en posant mes couverts sur l'assiette, je ferais mieux d'aller me coucher.

Sans aucun regard en arrière je sort de la salle à manger et grimpe deux par deux les marches de l'escalier en marbre.

Je claque la porte de ma chambre et lâche un soupir d'épuisement lorsque je me rend compte que je dois retourner au lycée demain matin.
Un nouveau lycée, qui plus est.
Les nouveaux élèves sont souvent mal juger l'hors de leur rentrer en plein milieu d'année.

Nous sommes en octobre et les cours ont déjà bien commencer. Les autres auront leur groupes d'amis tandis que je me retrouverais toute seule.

Merci, seigneur !

La solitude et moi, c'est une grande histoire d'amour.

Je louche sur l'étui de mon violon et m'approche de la bête. Mes doigts glisse sur le cuire de la protection avant de l'ouvrir.
Je sort délicatement mon violon et caresse le bois vernis.

Je cale la mentonnière sous mon menton et me prépare à jouer. L'archet en main, je fait quelques allez-retour tout en jouant avec les cordes pour ensuite laisser la mélodie résonner dans ma chambre.

Ma passion de petite fille c'est vite transformer en une réel obsession.
Je joue de cet instrument depuis le jour où Gus m'avais emmené faire du shopping à New York.
Il penser que je m'étais faite kidnapper lorsqu'il m'a perdu de vue mais pendant que lui paniquer j'étais dans un magasin d'instruments de musique à contempler le violon.

VICTORIA Où les histoires vivent. Découvrez maintenant