Victoria
Deux heures auparavant :
J'ai l'impression que ma tête va exploser.
Gustave me lance des coups d'œil à travers le rétroviseur intérieur, inquiet de mon silence inhabituel.
Ses mots résonnent comme une douce mélodie.
" Être près de toi c'est viscéral "
Devrais-je lui envoyant un sms ?
Nous devrions discuter de tout ça ensemble et enfin nous dire tout ce qui ne vas pas.
Une partie de moi espère qu'il mes pardonner mon erreur.
D'un autre coter je suis toujours aussi frustrée par son mensonge.
— Tori ?!
Je sort de mes pensées et me redresse pour ensuite remarquer que nous sommes garer devant la maison.
— Pourquoi rêvasse-tu ? Tout va bien ?
— Oui... désolé, je suis très fatiguée. C'était une longue journée.
Mon chauffeur hoche la tête pas convaincu de mon excuse. Il sort du véhicule et m'ouvre la porte pour que je puisse sortir à mon tour.
J'approche de la porte d'entrée et fait tourner la clé dans la serrure.
La maison a l'air vide lorsque j'entre dans le couloir mais la forte voix de mon père me donne la confirmation que je ne suis pas seule.
Un nouveau hurlement me fait sursauter.
Curieuse, je pose mon sac à dos au sol et m'approche de la porte de son bureau.
La joue presser contre le bois de la porte j'essaie d'entendre les brides de conversation.
— Oui, nous viendrons dîner vendredi soir. Ma femme, Felicity et moi même.
La laissé pour compte.
Je m'en fiche de ne pas les accompagner à se genre d'événement stricte et barbant.
Ce que je voudrais c'est qu'ils me voient un petit peu.
La discussion a changer de sujet, je m'apprête à partir et monter dans ma chambre lorsque j'entends mon prénom.
— Victoria ? Oh, voyons cette fille n'ira pas à l'université. Elle a des notes médiocres !
Je déglutis.
— De toute manière, je ne vais pas payer les études d'une fille d'un homme avec qui ma femme m'a tromper ! Balance-t-il d'une voix rauque.
Mes jambes se mettent à trembler sous mon poids.
Grâce à ma main qui se pose sur le mur à ma droite j'essaie de rester debout.
Ma femme m'a tromper.
Une fille d'un homme avec qui ma femme m'a tromper.
Tromper.
Tromper.
Une fille.
Je ne suis pas la fille de Henry Stone.
Mes pas m'emmènent dans la cuisine. Je ne me rend même pas compte que mon corps a décider de bouger tout seul.
Mes mains poser à plat sur l'îlot central en marbre, le regard dans le vide.
Je reprend mon souffle puis un rire nerveux sort d'entre mes lèvres.
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VICTORIA
RomansaLa mauvaise graine. Connaissez-vous cette sensation de se faire ignorer par son entourage ? Lorsque vous êtes assis autour de la table durant le dîner habituel du soir et que vous essayez de parler de choses qui vous font plaisir. Mais, que vous...
