Chapitre 30

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RILEY


Je rejoins Ben dans mon salon après une douche rapide et m'être changé pour une tenue plus discrète, muni des deux talkies-walkies que je cachais chez moi.

— Qu'est-ce que c'est ? demande mon ami.

— Des talkies-walkies.

— Mais ils sont énormes ! s'exclame-t-il.

Il en prend un dans ses mains et le tourne dans tous les sens pour l'observer avec un sourire béat aux lèvres. Je me munis de l'autre et en presse le bouton sur le côté pour parler :

— Ici Riley, est-ce que vous me recevez ?

— Alors c'est sérieux tout ça ? s'exclame mon ami. T'es une sorte d'agent secret, un truc du genre ? C'est trop cool.

Ça me fait rire mais je suis vite interrompu par un grésillement.

— Ici Colton, fait sa voix.

Une vague de bonheur me submerge, sans que je ne puisse l'expliquer, c'est comme si j'avais la certitude que tout allait bien se passer alors que nous en sommes toujours au même point et que rien n'a évolué.

— La mission a échoué, nous n'avons pas pu piquer Austin.

— Développe, me dit-il.

— Amanda s'est retournée contre nous, elle a choisi son camp. Elle fait en sorte qu'Austin soit à ses pieds.

Un long moment passe avant qu'il ne réponde, alors j'enchaine.

— Mais j'ai trouvé un allié. Mon ami Ben, il n'est pas sous l'emprise de l'injection sans qu'on ne puisse l'expliquer. Il connait un homme qui en sait peut-être, alors on a prévu d'aller le voir.

— Tu dis que ton ami n'est pas sujet à l'injection ?

— Exact.

— Alors il y en a peut-être d'autres comme lui.

— C'est ce que l'on va découvrir, avec Ben, je réponds.

— Et Lily ?

— Lily est chez Gavin. Il l'a invitée parce qu'il veut la garder près de lui, il a sûrement compris quelque chose. Elle y est allée pour tenter d'injecter Austin.

— Riley, tu as laissé Lily aller chez Gavin, toute seule et sans défense ?

Le ton qu'il a employé est sévère et me fait passer pour le petit-ami le plus irresponsable et minable de tous les temps. Mais Lily n'est plus cette fille fragile, elle saura se défendre, je la connais suffisamment pour savoir qu'elle n'a définitivement pas besoin de qui que ce soit, elle va assurer, je le sais.

— Elle va y arriver, ok ? je réponds. Elle va le faire et on va réussir, on va sauver l'Asile.

— Soyez prudents, dit-il.

— Le Sergent Colton deviendrait-il sentimental ? je le charrie.

— Tu ferais mieux de la fermer et d'exécuter ta mission, petit merdeux.

Ben se tord de rire et j'avoue que ça me fait sourire. Je reconnais là plus Colton. Et puis je me rends compte que je ne sais absolument pas ce qu'il se passe à l'Extérieur.

— Et de votre côté, il y a du nouveau ? je demande.

— Nous sommes restés à l'hôtel d'Iris, on prépare un plan d'attaque au cas où quelque chose dégénèrerait. On entraine nos hommes et puis les siens aussi. Mais maintenant, trêve de bavardage, je dois y aller. T'as plutôt intérêt à assurer, sinon je te botterai le cul, compris ?

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