Septembre 2017
-T'es sure tu dois partir là? me demandait Tarik alors que je quittais notre lit pour enfiler mes vêtements, qui avaient été envoyés aux quatre coins de la pièce
-Oui j'suis sure, tu sais bien que quand Nabil me demande de passer c'est que c'est important
-Pourquoi t'es toujours celle qu'il appel en premier?
-Parce que moi j'suis la meilleure, tu le savais pas encore?
-Ça va tes chevilles?
-Tranquille ouais, chantonnais-je en enfilant mon pantalon
-Tu rentres à quelle heure? soupirait-il en se laissant lourdement tomber sur le matelas
-Je sais pas encore, mais je te tiens au courant de toute façon
-J'trouve ça chelou, il veut t'dire quoi ce hmar encore?
-Ça aucune idée, mais vu qu'il m'a envoyé un message hier et qu'il a pas chercher à forcer plus que ça pour que je vienne rapidement, ça doit pas être si important que ça. On verra bien, soufflais-je en terminant d'enfiler mon tshirt. Bon, j'y vais
-Boussah
-Ok mais un petit, j'ai pas le temps là
Son regard malicieux me faisait comprendre qu'il avait en tête bien plus qu'un simple petit bisou, et je n'étais pas spécialement contre l'idée, seulement, on venait déjà de s'envoyer en l'air deux fois, et là, je devais vraiment aller voir Nabil.
-Non, arrêtes, je sors de la douche Tarik! Je peux pas re transpirer alors que je vais sortir, bougonnais-je alors qu'il écrasait ses lèvres sur moi en m'empêchant de bouger
-Mais t'avais qu'à pas rester l'cul à l'air à côté d'moi pendant vingt minutes aussi! Tu sais qu'ça m'donne des envies quand j'vois ton boule de latina dénudé
-Même quand il est pas dénudé ça te donne des envies
-A t'entendre j'suis un gros daleux, pouffait-il. Eh j'en suis pas un, change de regard la! me menaçait-il alors que je me levais du lit
-Chéri, tu m'as chauffé pour qu'on le fasse dans les loges de Bercy juste avant qu'tu montes sur scène, alors que n'importe qui aurait pu entré à n'importe quel moment, juste parce que t'as eu une pulsion!
-Bah t'avais qu'à me repousser toi aussi! T'es toujours partante pour le faire dans des endroits peu commun j'te ferai dire, t'es autant une daleuse que moi. Et puis c'est pas moi qui ai voulu l'faire dans un ascenseur d'hôtel en plein milieu d'la nuit madame, me reprochait-il
-J'étais bourrée!
-Et? C'est pas du tout une excuse ça, en plus à cause de toi j'ai dormis qu'une heures la nuit là
C'était sûrement un de mes souvenirs qui me faisait le plus rire quand j'y repensais, même si sur le moment, j'avais envie de tout sauf rigoler, surtout quand je voyais le regard noir de Tarik.
Monsieur nous avait organisé deux jours de visites au Mexique, seulement pour nous deux, laissant les autres QLF à la villa qui avait été loué pour qu'on y passe quelques jours de vacances, mais aussi pour que les deux frères tournent le clip de "J'suis QLF". Tout se passait très bien, on avait passé le plus clair de notre temps au lit, comme pour rattraper les quelques jours où on avait vécu en communauté, donc sans pouvoir avoir de rapport. Et lors de notre dernière soirée à l'hôtel, on était sortis manger dans une restaurant dans la même rue, et j'avais eu une grosse pulsion sexuelle, dans l'ascenseur. J'avais eu une envie pressante, comme une envie d'aller aux toilettes, je n'avais pas pu me retenir. On avait donc appuyé sur le bouton "arrêt d'urgence" de l'ascenseur, le temps qu'on fasse notre affaire, sauf qu'une fois qu'on avait eu finit, ce con d'ascenseur n'avait jamais voulu re démarrer. On avait passé quasiment toute la nuit enfermé dans un espace clos, sans rien se dire. J'avais la conviction que de toute façon, peu importe ce que j'aurai pu dire, Tarik m'aurait arraché les yeux. On était sensé quitter l'hôtel super tôt le lendemain, puisque les garçons devaient justement commencer à tourner leur clip. Le temps que les techniciens viennent nous sortir de là, il était déjà cinq heures du matin, et notre taxi pour rentrer à la villa était réservé pour six heure trente. Le trajet jusqu'à la villa avait été long, tellement long. Aucun de nous n'avait parlé, sur nos trois heures de trajet. Et une fois de retour à la villa, on nous avait demandé pourquoi on avait l'air aussi fatigués tous les deux, et quand ils ont su ce qui nous était arrivé, ils en ont ris pendant trois jours, sans jamais arrêter de nous charrier.
VOUS LISEZ
Dans le noir -Tarik Andrieu
Fanfiction« crime passionnel que j'commet » Commencée le 13 mai 2019
