Trois jours plus tard.
Londres.
J'ai enfin trouvé ce que je détestais le plus depuis j'ai recommencé à avoir des émotions humaines. L'empathie. Peggy Carter n'est qu'une inconnue à mon regard, une grande femme qui a fait de très grandes choses, une héroïne de guerre qui a sauvé le monde par la création du SHIELD. Une femme brillante et intelligente, un modèle à suivre pour les jeunes. Mais je ne la connaissais pas personnellement, alors même s'il est normal que sa mort me face froncer les sourcils, je n'apprécie pas du tout ce que je ressens. Lorsque Steve a appris son décès, je suis restée près de deux heures dans ses bras pour essayer de calmer ses larmes. Et je crois que c'est de voir de la souffrance sur le visage des miens qui m'est le plus insupportable. Sam m'a assuré qu'il était normal de se sentir ainsi, que c'était juste de l'empathie, mais j'ai l'impression que c'est bien au-delà de ce que c'est sensé être. Je n'aime vraiment pas ça, je déteste, à vrai dire. Et voir les yeux humides de Steve lorsqu'il apporte le cercueil de Peggy devant l'hôtel, en compagnie d'autres hommes, n'est pas non plus réconfortant. Une fois le chemin fait, Steve vient s'assoir au premier entre Sam et moi. Falcon a quasi insisté pour l'accompagner, et même s'il ne l'a pas clairement dit, je sais qu'il nous est reconnaissant d'être là aujourd'hui. Seulement, ce n'est pas suffisant pour l'aider à se sentir mieux, et je m'en veux de ne pas pouvoir faire mieux. Je tends la main pour lui proposer un soutien physique, ce qu'il accepte avec un léger sourire. Il ne doit pas se rendre compte de la force avec laquelle il serre mes doigts dans sa main, mais puisqu'il faut bien plus que ça pour me blesser et que ça semble lui faire du bien, je ne dis rien. Le prêtre dit quelques mots sur Peggy et lui souhaite de reposer en paix, avant de faire un léger discours sur la vie et la mort.
« Et maintenant... j'aimerais inviter Sharon Carter à venir prononcer quelques mots, annonce le prêtre. »
Lorsque je vois le visage de l'agent treize, je peine à croire ce que je vois. Qu'est-ce qu'elle fait là, celle-là ?
« Margaret Carter était connue comme membre fondateur du SHIELD, mais pour moi, elle était tante Peggy. Au mur de son bureau, il y avait une photo d'elle aux côtés du président Kennedy. Ça m'impressionnait beaucoup. Je me demandais si je ne serais jamais à la hauteur. C'est pour cela que je n'ai dit à personne que nous étions parentes. Un jour, je lui ai demandé comment elle avait réussi à maîtriser la diplomatie et l'espionnage, à une époque où les femmes n'étaient les bienvenues ni dans l'une, ni dans l'autre. Elle m'a dit : 'tu dois d'abord faire ton devoir. Fais certaines concessions lorsque ça te paraît possible, sinon, refuse. Même si on te dit que ce qu'on te demande de faire est juste, alors que tu sais que ce n'est pas vrai, même si tout le monde s'acharne à te le prouver, il est dans ton devoir de rester droite dans tes bottes, de regarder les autres en face et de leur dire : non. C'est à vous de céder. »
La cérémonie dure quelques minutes de plus, avant que les invités ne commencent à partir. Même si je suis venue dans le but de réconforter Steve, je n'insiste pas lorsqu'il nous annonce qu'il a besoin d'être un peu seul à l'église. Sam et moi décidons alors d'aller faire quelques pas dans Londres, rentrant vers notre hôtel à pieds. J'enfonce mes mains dans les poches de mon costume noir, pensive.
« Tu as déjà vécu des funérailles ? Me demande Sam.
- Non, pas dans mes souvenirs, du moins. Tu sais, je me demande si on a bien fait de laisser Steve tout seul dans l'église. Il était à deux doigts de pleurer lorsqu'on est partis.
- Logan... je pensais que tu serais capable de comprendre que parfois, les gens préfèrent pleurer en silence et loin des regards. »
Je hausse les épaules et regarde le ciel tout en continuant de marcher.
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LOGAN - MARVEL
FanfictionDans les pensées floues de Logan, l'humanité n'est qu'un mirage qu'elle ne semble pas capable de comprendre. Utilisée comme une arme par Hydra, conditionnée à être un soldat, elle ne connaît que la violence et le goût du sang. Alors persuadée d'être...
