Kiara.
Non mais là… j’hallucine complet.
— Elles sont où mes fringues bordel ?!
Je tourne sur moi-même dans les vestiaires comme une tarée, les cheveux encore mouillés, une serviette à moitié accrochée à mon corps et zéro patience. C’est une blague. Une putain de blague. J’ai pris ma douche tranquille, j’ai attendu que tout le monde dégage pour être peinarde… et résultat ? Je suis à poil. Génial. Au moins mon sac est là. Super. Ça m’avance vachement. Je regarde sous les bancs, dans les casiers ouverts, même derrière les portes comme si mes vêtements allaient apparaître par magie. Rien. Que dalle.
Je relève la tête vers deux premières années qui me regardent comme si j’allais les bouffer.
— Vous avez vu quelqu’un entrer ici et ressortir avec des fringues ?
Silence. Elles échangent un regard. Ah. Ok. Je vois le délire. Je croise les bras, enfin j’essaie sans que ma serviette se barre.
— Alison ?
L’une hoche la tête direct. Évidemment. Cette pauvre conne. L’autre se lève timidement.
— Tu veux que je te prête quelque chose ?
Je resserre ma serviette en attrapant mon sac.
— Non merci. Je vais faire un défilé, ça va être sympa.
Je fais un petit sourire pas du tout rassurant. Parce que là. Je suis à deux doigts de commettre un meurtre. Ça fait des semaines qu’elle me cherche, depuis que je suis avec Alec. Des piques, des regards, des petites merdes bien placées. Mais là ? Elle a dépassé la limite. Je sors des vestiaires la tête haute, en mode j’en ai rien à foutre, même si techniquement je suis à moitié à poil devant tout le monde. Mais je m’en tape. Je trace sans réfléchir vers son bâtiment. Les sifflements pleuvent derrière moi, ça commente, ça ricane.
— Kiara t’es malade, qu’est-ce que tu fous ?!
Tony débarque en courant dans le couloir, pile au moment où j’accélère encore.
— J’ai un compte à régler. Cette garce m’a piqué mes fringues.
Il éclate de rire direct, comme si je venais de lui annoncer un spectacle gratuit.
— Oh putain… j’ai hâte de voir ça. Je viens.
Je lève les yeux au ciel mais je ralentis pas. Depuis que je le connais, je peux pas le nier : il me fait marrer ce con. Et au moins, il a arrêté de faire chier Amanda, c’est un miracle.
— Range ça ou je te démonte, lance Tony en chopant du regard un mec qui sort son téléphone.
Le gars baisse direct son portable. J’explose de rire.
— Sérieux Tony, je comprends pas pourquoi tout le monde a peur de toi.
— Parce que je suis un mec adorable.
— Ouais, surtout quand t’ouvres la bouche.
Il me balance un sourire en coin.
— T’es bien la seule à me répondre comme ça.
— Heureusement, sinon tu deviendrais insupportable.
On arrive devant la salle, et je n’hésite pas une seconde. J’ouvre la porte d’un coup. BOUM. Elle claque contre le mur, tout le monde sursaute. Je scanne la pièce. Alec ouvre grand les yeux en me voyant.
— Putain Kiara, tu fous quoi comme ça ?! Va t’habiller !
J’ai trouvé ma cible. Je m’avance, tranquille, avec un sourire qui annonce clairement que ça va mal finir. Le prof parle, mais je l’ignore. Je me plante devant elle.
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BRISÉE
Roman d'amour[ En réécriture : 44/61 ] Une rencontre épique dans un couloir le premier jour des cours, check ✔️ ! Foncer dans un beau gosse aux yeux océan qui est aussi le capitaine de l'équipe du bahut, check ✔️! Manquer de se faire virer à cause de sa grand...
