Chapitre 66

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Ariane

Daemon et moi nous dirigeons vers la sortie et je ne peux pas m'empêcher de l'observer. Il a l'air bizarre. Est-ce que c'est parce qu'il a compris que je voyais une psychologue ? Il finit par comprendre que je le regarde et plonge ses prunelles saphir dans les miennes.

- Tu fais quelque chose ce soir ? me demande-t-il en souriant.

- Pourquoi ?

- Tu sais répondre autrement que par question ? soupire-t-il.

- Non, et toi ? répliquai-je en lui offrant mon plus beau sourire.

Il se contente de lever les yeux au ciel puis réitère sa demande.

- Alors ? Tu fais quelque chose ?

- Non. Pourquoi ? soupirai-je.

- Tu as l'air complétement déprimé, remarque-t-il en me jetant un regard suspicieux.

- C'est à cause de Noël. Cette fête n'a plus la même saveur que quand j'étais petite, lui avouai-je en montant en voiture.

- Pourquoi ?

- Oh, il y a beaucoup de raisons, mais le fait que mes parents soient divorcés et jamais là n'aide certainement pas à faire revivre l'esprit de Noël, expliquai-je.

- Dans ce cas, je vais t'aider ! déclare-t-il en me jetant une œillade malicieuse.

- Comment ça ?

- Je passe te prendre à vingt heures ce soir, lâche-t-il avec un clin d'œil.

- Et qu'est-ce qu'on va faire ? lui demandai-je méfiante.

- Tu verras bien. Franchement, qu'est-ce que tu risques en acceptant ?

- Que tu me kidnappes ?

- Je pourrais le faire maintenant, argue-t-il avec un regard en coin.

- Fais gaffe. Jellal sait que je suis avec toi, répliquai-je sur un ton de défi.

Daemon éclate de rire et un léger sourire né sur mes lèvres. Il me dépose chez moi et m'intime de ne pas oublier notre rendez-vous. Je monte les marches du perron quatre à quatre et je suis accueillie par la voix de Jellal dès que je franchis le pas de la porte.

- Comment ça se fait que ça soit Daemon qui te ramène de chez la psy ?

- Disons qu'il ne m'a pas trop laissé le choix. Je sors avec lui ce soir, ajoutai-je en montant dans ma chambre.

- Qu'est-ce que vous allez faire ?

- Aucune idée.

Je me jette sur mon lit et contemple le plafond pendant de longues minutes. Je suis à la fois effrayée de lui avoir dévoilé une part si sombre de moi et en même temps, je suis contente de constater que ça ne le repousse pas. Pourtant, le simple fait de constater que j'ai hâte d'être ce soir pour le voir me fait revenir à la réalité et me rappelle à quel point il faut que je sois prudente. La dernière fois que j'ai ouvert mon cœur à quelqu'un, il n'en n'est rien ressorti de bon.

***

Debout, devant mon armoire, je me demande ce que je vais mettre. Daemon est censé être là dans trente minutes et je suis loin d'être prête. Le souci, c'est qu'étant donné que je ne sais absolument pas où non allons, je n'ai aucune idée de comment m'habiller. Je soupire et décide de porter un pull au col roulé beige assez large avec une jupe noir et des collants de la même couleur.

Une fois habillée, je file dans ma salle de bain pour me coiffer et me maquiller. Je décide de laisser mes cheveux libres, puis je m'attelle à cacher mes cernes. J'ajoute une touche de mascara, un peu de rose sur mes lèvres et mes joues et me voilà fin prête. J'attrape mon trench beige, mon sac à main et une paire de bottes noires que je pose sur le canapé en bas, ensuite, je remonte dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Je fixe la photo d'Eden qui est posée sur ma table de chevet, et je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qu'il penserait de Daemon.

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