Lettre à mon chancelier_31

189 17 2
                                        

Je devais lui répondre, mais quoi ?

Que je comprenais ce qu'il disait ?

Il parle même de spectateurs donc cela veut dire que je suis surveillée ?

Je soupirais face à ce règlement.

- chaque chose en son temps, Kaïsa. Me dis-je en regardant autour de moi. Je dois rejoindre Théo.

Je fermais les yeux et imaginais ses traits de visage, sa voix, sa corpulance. Quand je sentis sa main me toucher.

- Tu vas bien ? Ça fait deux seconde que tu es là avec les yeux fermées... Me demanda Théo

-Ahh je vais bien. Je pensais que ça allait prendre plus de temps.

Théo me sourit et se tourna vers les loups de mes parents. Nous étions dans un salon et je remarquais les écritures violettes sur les murs.

"Un endroit sacré"

Je me tournais vers Théo qui n'avait pas accomplis le rite du sang et qui se trouvait en ce lieu.

- Tu ne devrais pas être là... dis-je à Théo inquiète.

-Pourquoi ? Demanda-t-il

Le loup de ma mère se rapprocha de moi.

- Ce n'est pas un lieu sacré comme tu le penses Kaïsa. C est la salle de réunion.

Si elle le disait, je devrais la croire. Ils avaient tous veiller à ces lieux bien avant moi malgré que je sois la plus importante..

- De quoi vous parlez ? Nous questionna Théo

Le pauvre, ne comprenait rien. Je lui tendis la lettre. Il l'a lu vite et en silence. Il releva la tête à un moment puis la finit en hochant la tête.

- Je pense comprendre pourquoi. Nous dit Théo

- De quoi tu parles ?

Je m'approchais de lui tout en regardant ses yeux, cette attirance était vraiment incroyable. Je ressentais son mal l'aise.

- Le rite du sang est normalement utiliser pour qu'une louve soit liée à son mari et qu'elle rejoigne la meute. Là c'est à moi de rejoindre ta meute...

Il se frottait le front et évita mon regard avant de dire.

- C'est comme si j'étais la femelle, et en plus je dois quitter les miens.

Lorsque Théo avait dit cette phrase, je sentais une boule dans mon estomac. J'avais l'impression d'être un poids.

- On verra ça plus tard. N'oublies pas qu'il y a ton père et une guerre à l'extérieur. Lui rappela Zalia

Pas besoin de la remercier ^^

- Les autres sont tous partis. Ils ne manquent plus que nous.

La guerre... je regardais la lettre dans les mains de Théo. Il fallait tout de même que je réponde...

J'imaginais une feuille dans ma main et un stylo dans l'autre.

Les autres me regardèrent bizarement. C'était normale, il y avait une guerre et moi je voulais écrire une lettre.

Bonjour,
Je vais bien merci et vous ?
Je ne comprends pas tout. Mais je vais essayer de survivre à la guerre qui se trouve dans le monde réel.
Au revoir
Kaïsa

Ce que tout le monde ne s'attendait pas et que l'aigle blanc arriva en se posant au bord de la fenêtre sachant que j'écrivais la lettre pour mon chancelier. Je courus lui mis ma lettre pliée dans une pochette vers sa patte.

J'avais l impression que ses yeux bleux lisaient mon âme. Il pousa un cri avant de s'envoler.

Cet aigle n'était pas un simple aigle. J'en étais sûr à 100%.

Je me tournais vers Théo.

- Maintenant on peut y aller.

Mais comment faire ? Je voyais les loups de mes parents disparaître et Théo me tendit la main.

- Il faut faire qu'un avec le monde. Reprendre ton souffle et visualisez ton corps dans le monde réel.

J'étais surprise que Théo était au courant d'une information si importante que même moi ! La Maîtresse des lieux ne savaient pas. Je devais rattraper mon retard !

Zalia rigolait avec Black et je fermais les yeux en boudant un peu. Théo me fit un bisou sur le front.

- Les loups de tes parents me l'ont dit quand tu écrivais la lettre. T'écoutes rien quand t'écris bon sang.

Je souris et ne faisais qu'un avec le monde des âmes. Je sentais sa force et les âmes s'y trouvant.

- maintenant il faut qu'on sorte, tu es la seule à pouvoir le trouver du premier coup. Me souffla Théo difficilement dans mes oreilles.

Je me sentais tirée par une spiral derrière une montagne. Je me dirigeais vers la bas et sentis la main de Théo tenir la mienne.

Il fallait qu'on trouve cette porte ensemble. Si c'est une porte...

On ne vit pas une porte mais un puit. Un simple puit et on se sentait tiré étrangement.

J'entendis une voix m'appeler à travers le puit. Une autre voix criait qu'il avait besoin d'aide.

Théo me tira vers le puit et il eut un flash quand nous étions sur le point de toucher son bord.

- où sommes nous ? Demandai-je inquiète en entendant pleins de bruits inconnus.

Maudite LouveDes histoires addictives. Découvrez maintenant