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J'entrouvre les yeux. J'ai la tête qui tourne et je suis complètement désorientée. Je ne sais absolument pas où je suis. L'espace est plutôt petit mais je peux distinguer une porte devant moi.J'essaie de me lever mais ma jambe me fait mal. C'est là que tout me reviens en mémoire. La pilule rose, la mission bouffe, le sang, Christophe... Où est-il d'ailleurs ? Je tâte difficilement les poches de mon jean à la recherche de mon téléphone quand la porte s'ouvre sur Christophe.
- Dieu merci tu es réveillée.. Si tu savais comme j'ai eu peur !
- Je suis désolée réussis je a articuler. Ou sommes-nous ?
- Dans la cabane pour enfant du parc. Tu t'es évanouie et je ne savais pas quoi faire. J'étais complètement paniqué alors je t'ai porté jusque là.
- Je suis restée évanouie combien de temps ?
- Pas très longtemps. Je t'ai mise en PLS puis je suis sortie fumer une clope en me demandant si je devais appeler les pompiers. Et dieu merci tu t'es réveillée.
Je hoche la tête sentant encore mon cœur battre rapidement.
- Faut qu'on y aille me dit-il. I est déjà 18h00.
Il m'aide à me relever puis nous rentrons bras dessus, bras dessous encore chamboulés par les événements.

En arrivant à la maison, nous montons directement dans la salle de bain pour me faire mon pansement. Les effets de l'ecstasy diminue de plus en plus ce qui me rassure car j'ai appris que certaines personnes pouvaient rester perchées.
- Je dis quoi aux parents pour le pansement ? Demandais-je
- T'invente n'importe quoi. Tu peux dire que t'es tombée dit-il en posant des compresses de biseptine sur la plaie.
J'ai un mouvement de recul.
Christophe relève la tête vers moi : ça pique ?
- Oui alors que c'est censé ne pas piquer. C'est écrit sur le flacon.
Il rit : c'est bientôt finit.
Après m'avoir désinfecté, il enroule mon tibia d'une bande.

Il est 23h00. Je suis toute seule dans ma chambre en pleine réflexion. Devrais-je dire à Carla ce qu'il s'est passé ? J'ai envie d'en parler à tout le monde comme si se droguer était une fierté mais même temps, j'aimerais garder ça pour moi et pour Christophe. Comme si ce secret nous unissait. Je m'avance vers ma commode et m'inspecte dans le miroir. Mes longs cheveux châtains, mes grands yeux bruns cernés et mes légères taches de rousseurs. J'enfile un débardeur et un short puis m'allonge dans mon lit en quête de sommeil.

The vicious circleOù les histoires vivent. Découvrez maintenant