Magyar à pointe (37)

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Le lendemain matin, Drago était déjà dans la salle quand Harry arriva. Celui-ci lui jeta un regard un peu contrarié, et Harry en vint à se demander si lui aussi il avait espéré qu'ils se retrouvent la nuit dernière.. Après tout...

Il était debout, le visage impassible, les cheveux attachés, et la baguette pointée sur Harry. L'auror matérialisa son bouclier que Malefoy devait s'efforcer de briser à coup de sorts. Ils commencèrent sans échanger une parole. Harry considéra que la dureté dont il avait fait preuve la veille, un peu malgré lui, lui valait bien cette légère froideur.

L'acharnement qu'il mit à briser ses défenses paya ; le bouclier s'effrita et un sort atteignit Harry sur la joue, provoquant la création d'une petite entaille depuis laquelle le sang commença à perler. Le gryffondor porta la main à sa coupure et leva les yeux au ciel :

- Malefoy je sais que t'es contrarié à cause d'Hermione mais tu peux faire gaffe quand même !

- Tiens, c'est plus Drago aujourd'hui ? maugréa-t-il avec aigreur

Harry comprit donc que ce n'était pas Hermione le problème mais lui. Mais Drago sembla se rendre compte qu'il saisissait l'objet de sa colère, et tenta de réorienter les suspicions envers la sorcière :

- Pourquoi tu lui as permis de venir aussi ? reprocha le serpentard

- Il faut bien que tu saches faire de la magie devant d'autres personnes ! argumenta Harry en copiant sa meilleure amie

- Mais Granger enfin ! insista-t-il

Harry voyait le conflit arriver gros comme le magicobus, et tenta de calmer la situation, il s'assit en tailleur à même le sol, et tempéra :

- Ok, c'est le temps des questions. Ne négocie pas, tu m'en as posé deux hier, et moi qu'une.

Drago roula des yeux en soupirant :

- Tu crois pas qu'il y a plus urgent ?

- Tu crois toujours aux théories sur la pureté du sang ? posa-t-il sans plus de préambules

Malefoy prit le contre-coup de la question et fixa Harry, avant de répondre faiblement :

- Non. Bien-sûr que non.

- T'y croyais vraiment ? renchérit l'auror

- Ça faisait de moi un sorcier supérieur, évidemment que j'y croyais... répondit-il, J'ai baigné là-dedans depuis mon plus jeune âge, et sans ça j'avais vraiment rien de plus que tous les autres... Au contraire...

- Mais donc Hermione, si elle te dérange, ce n'est pas à cause de sa lignée... continuait Harry

- Potter... soupira-t-il, Granger est la pire miss je sais tout de l'univers, elle me dérange parce qu'elle a le pouvoir de juger absolument tous mes gestes avec l'encyclopédie qui lui sert de cerveau... Son statut n'a vraiment rien à voir avec ça. Puis j'ai cru percevoir qu'elle te dérangeait aussi...

- C'est ta question ? ironisa l'auror

- Non, répondit très sérieusement Drago, j'ai une autre question pour toi.

- Je t'écoute.

Le gryffondor, toujours au sol, s'appuya sur ses paumes, le corps en arrière attendant qu'il parle. Drago s'adossa contre le mur en face, les mains dans les poches, et articula :

- Tu avais déjà embrassé un autre homme ?

La question résonna dans les oreilles d'Harry, il fut profondément surpris par ce choix. Il paniqua. Passant ses mains dans ses cheveux il chercha une issue de secours, mais le calme du blond en face de lui le dissuada de s'éclipser : il était gryffondor après tout ! « Ce n'est pas le moment de se dérober ! »

L'affaire GoldsteinOù les histoires vivent. Découvrez maintenant