Chapitre 61 Partie 1

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Petit bout de chapitre, tout juste sortie de mon esprit. J'essayerai de me dépêcher pour la deuxième partie. Bonne lecture 😁

Je jette un dernier regard sur la maison avant de me détourner et de me mettre en marche. Le cœur lourd et un goût amer sur la langue.

Devant moi, la chamane se transforme en un incroyable phénix avant de prendre son envol. J'abdonne moi aussi mon apparence humaine avant de bondir à sa suite.

.....

Nous mettons deux jours à arriver jusqu'à la capitale de la terre métamorphe. Le trajet se fait dans un silence de plomb, et la seule parole échangé, ou presque, est mon exclamation suite à la vue de capitale.

Je m'attendais à une immense ville plutôt riche remplis de vie et de brouha, mais à la place il n'y a que des batiments abandonnés, à moitié détruit, des toits éventrés, des fenêtres brisés, des portes en miettes, et quelques charognards rodant parmis les décombres. Malgré le silence pesant, lorsque j'ai posé le pied dans les détritus recouvrant les pavés d'une rue, j'ai sentis comme des milliers de regard sur moi, comme si j'étais une étrangère mettant les pieds dans un endroit dont je n'aurai jamais dû être présente. J'ai sentis des présences hostiles, comme près à se jeter sur moi au moindre signe de faiblesse.

Cette impression c'est concrétiser tout le long du chemin, et à considérablement augmenté quand je me suis trouvé devant la porte du bâtiment du grand conseil. Le seul encore en état dans les environs, et également le seul dégagent du luxe dans un environnement de pauvreté et de destruction.

Les portes se sont ouvertes, seules. Faisant alors remonter mon estomac dans ma gorge.

Nous nous sommes avancé, dans un silence sinistre. Puis nous avons continué notre chemin jusqu'aux grandes portes qui mènent à la salle du conseil.

Depuis ma position, j'entends un bouha sans précédent par rapport au silence que nous avons subit jusqu'à maintenant. Un bruit de verre brisé me fait presque sursauté. J'aimerai me trouvé n'importe où sauf ici. Je ne sais même pas à quoi sert ma présence, concrètement.

La chamane ouvre violemment les portes. Me faisant faire un bon en arrière. D'un seul coup les huit conseillers se taisent et comme un seul homme regardent dans notre direction.
Celui tout à droite repose précautionneusement le pillon de poulet qu'il avait dans la main, comme un enfant pris en faute.

- Puis-je savoir ce qui se passe ici ?

Mon regard se dirige brusquement vers la chamane qui a haussé le ton. Je ne l'ai jamais entendu parler si fort.

Un des conseiller se lève d'un pas tremblant et incertain et se jette au pied de la chamane en les lui besant presque. Il lâche avec une voix roucoulante une plâtrée d'excuses toutes aussi fausses les unes que les autres. Et c'est le regard froid et distant de la chamane qui le force à s'arrêter et le fait reculer de crainte.

- Je me moque de tes pitreries et de tes excuses grotesque. Qu'avez-vous fais ?

- Je... Je rien. Je ne pense.... Pense pas.. Que nous n'ayons jamais rien fait... Fait de mal ma chère. Je vous pris... De nous pardonner si jamais... Nous avons fait un quelconque... Affront à votre personne.

- Il est justement là le problème messieurs. Vous n'avez strictement rien fait. Nous venons de finir une guerre. Une guerre horrible dont vous n'avez pas pris la peine de prendre part. Vous vous êtes contenté de vous engraisser de vos richesses et de la pauvreté des autres. Vous méritez tous de payer pour les vies que vous n'avez pas daigner sauver. Je vous destitue de vos fonctions et vous proclame bannis à jamais de la capitale et du siège du conseil de la terre métamorphe. Et si jamais j'entends encore parler de vous, je vous destituerai de votre magie et ce, jusqu'à la fin de vos jours. Maintenant fichez le camp avant que je ne change d'avis sur la valeur de votre misérable existance.

Les huit conseillers détallent comme des lapins apeurés, faisant tomber au passage l'une des deux chaises vide.

Mon regard est rivé sur la chamane, les yeux rond comme des soucoupes. C'est d'ailleurs pour cela que je ne vois pas l'arme arriver dans ma direction. Je ne dois la vie sauve que par le formidable réflexe de la chamane qui l'a fait rebondir sur la dague qui pendait à sa ceinture.

- Sors de ta cachette.

Je me tourne vers les colonnes derrière l'immense table en arc de cercle où étaient assis auparavant les conseillers.

Mes yeux s'écarquillent de surprise en voyant Akiro apparaître derrière l'une d'elles.

Son regard a changé depuis la dernière fois que je l'ai vu. Du garçon un peu perdu et au regard enfantin, est née un monstre au regard aussi froid que la glace et à la détermination de fer.

Cela me rend nostalgique quand je repense à notre première rencontre, dans la forêt à côtée du portail de teleportation.
Nous avons bien changé....

Il joue négligemment avec un petit couteau. Le regard rivé sur la chamane, à croire que je n'existe pas.

- Ce sont des braves gens n'est-ce pas ? Aussi brave que vous.

- Que veux-tu ?

- Quelques petits choses que tu es en mesure de me donner.

- Parle.

- Ta vie. Et elle.

Son doigt pointé dans la direction me donne des sueurs froides. Comme si condamné, on n'était en train d'annoncer la date de la mise à mort.
Finalement j'aurai peut être préféré rester inexistante.

....

Métamorphose Où les histoires vivent. Découvrez maintenant