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- Astrid, Astrid Hock.
... - Vous êtes là pour ?
- Madame Maïa Hock.
... - Carte d'identité s'il vous plaît.
Je hochais de la tête avant d'ouvrir mon sac et de le poser sur le comptoir du bâtiment. J'en sortais mon porte-feuille et en tirant pour attraper ma carte, quelque chose tombait au sol. Je me baissais pour le ramasser et en tournant la photo, je découvrais un cliché de Benjamin et de moi au Mexique sur une plage.
Dans le silence, je considérais quelques instants son visage rieur qui me manquait terriblement depuis déjà maintenant plus de huit jours.
... - Madame Hock ?
- Oui pardon. je secouais ma tête pour sortir de ma réflexion et rangeais à la va-vite la photo avant de donner ma carte d'identité à la dame face à moi.
... - Merci. elle me la rendait avant d'appeler un employé. Marcel, emmène cette jeune femme dans la salle des visites et fait venir Maïa, c'est le patient 1482.
... - D'accord. Suivez-moi.
J'obéissais dans le plus grand des calmes en marchant dans l'ombre de l'homme très baraqué qui était devant moi. Cela faisait tellement longtemps que je n'étais pas venu ici, me faisant renforcer ma culpabilité. J'avais l'impression d'avoir abandonné ma mère et y avait rien de pire comme sensation au monde.
... - Patientez ici, votre mère devrait arriver dans moins d'une minute. m'indiquait-il en me faisant signe de prendre place sur une chaise à une table libre.
- Merci.
Il me souriait simplement avant de faire demi-tour vers deux portes battantes donnant sur le couloir des chambres des patients. Y avait pas mal de monde ici et ça me brisait le cœur des voir des personnes essayer de parler avec leurs parents qui étaient dans leur monde, ça me donnait sérieusement envie de pleurer.
Une jambe croisée sur l'autre, je coinçais mes mains sur mon ventre en soupirant longuement. Ces derniers temps avaient été compliqués pour moi, heureusement que Nathanaël était toujours avec moi et que Camille avait insisté pour qu'on s'appelle tous les soirs.
D'ailleurs, elle attendait ardemment mon appel de ce soir vu qu'elle savait que j'allais voir ma mère.
... - Astrid ! Mais c'est que tu deviens de plus en plus belle mon bébé !
Je tournais à peine ma tête vers les grandes portes qu'on me fonçait dedans, deux bras recouvrant mon cou. Un énorme sourire se plaçait sur mon visage quand je sentais l'odeur familière de ma mère qui ne la quittait jamais. De suite, je me levais avant de serrer contre moi la femme la plus forte que cette Terre avait pu porté.