-Rose-
Je n'ai aucune idée d'où trouver des clopes.
Plus qu'à espérer qu'Aron fume, pour trouver un paquet.
Je descends au salon et inspecte la table basse, les meubles et la cuisine mais rien...
Vous n'allez pas me faire croire que le grand Aron Palmer n'as pas UN SEUL paquet chez lui.
Je me mets alors à réfléchir, où est ce que je pourrai en trouver ?
3ème étage, on y pense même pas.
Sa chambre, non plus.
Au salon, il n'y a rien.
Je suis perdue dans mes réflexions. A la recherche désespérée de ce qui pourrait me calmer.
Je me sens toujours autant à l'étroit entre ces murs.
Je continue mes recherches le plus silencieusement possible, car ce soir, je ne pourrai pas faire sans. Pas sans ce qui me tue à petit feu.
Je me retourne mais je suis rapidement coupée dans mon élan. Un cercle froid sur ma tempe me fait stopper tout mouvement. Je devine aisément que ce n'est qu'autre que le canon d'un pistolet.
Je lève mes mains en signe d'apaisement, et tourne mon regard vers lui. La seule personne présente dans cette maison.
Il se confond avec la noirceur de la nuit. Ses yeux sont posés sur moi, il tient son pistolet le bras tendu.
On dirait qu'il est né de la quintessence de la nuit même.
Rien dans son attitude ne laisse paraître une seule faiblesse. Austère à tout ce qui s'éloigne de la rigueur.
La lune ne laisse entrer que quelques rayons à travers les baies vitrées qui éclairent faiblement celui qui me tient en joue.
Ses yeux épient mes gestes, prêt à tout pour m'arreter au cas où je tenterai quelque chose de stupide.
Il prononce lentement d'une voix monocorde :
- Qu'est-ce que tu fous ?
- Je... cherchais des clopes.
- A 3h du mat ?
- Oui... T'aurais pas un paquet ?
Il ne baisse pas son arme, son regard reste solidement amarré au mien.
- Je ne vois pas en quel honneur je devrai t'en donner un.
- J'en ai besoin...
- Et moi j'ai besoin de sommeil pourtant c'est la deuxième fois de la nuit que tu me casses les couilles.
Son regard est dur, pas une seule trace d'empathie ne ressort. La fatigue se lis sur son visage et ses traits sont tirés par l'agacement.
T'as réveillé la mauvaise personne.
Il lâche un soupir d'exaspération avant de faire retomber son bras le long de son corps.
- Va dormir et arrête de me faire chier.
- Je peux pas sans une clope.
- C'est quoi ça encore ? Tous les soirs il te faut ta cigarette comme une putain de môme ?
- Non, c'est juste ce soir.
- En quoi est-il différent des autres ?
J'hausse les épaules, je n'ai aucune envie de lui raconter ce qu'il s'est passé.
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DÉSERTEURS
RomanceAu sein des réseaux criminels, un nom détonnait : Rose Anderson. N'importe quelle personne vivant dans ce côté du monde connaît ce nom là. Vol, escroquerie, mensonge, manipulation, tout ce que renferme l'humanité de plus sombre, est son terrain de j...
