28 - Le choix de vivre

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-Rose-

La réception s'est terminée il y a de ça plus d'une heure et demie, il ne reste plus personne dans la grande salle mise à part quelques retardataires qui discutent en groupe.

Aron est face à moi, le regard rempli de provocation. Depuis tout à l'heure, nous nous prêtons à un jeu sordide, nous nous lançons une interdiction que nous devons franchir. Le premier qui n'arrive pas à passer par-dessus la répression, a perdu.

Par exemple s'il m'interdit de fumer une clope, je dois le faire.

Je sais que c'est totalement con comme idée et qu'on dirait des collégiens, mais qu'est ce que j'aime le provoquer.

Ca fait déjà un moment que le jeu à commencé mais aucun de nous deux n'a encore perdu et trouver de nouvelles idées innovantes commence à devenir difficile...

— Ok, c'est mon tour. Voyons voir... Je t'interdis d'allez me chercher une bouteille de champagne.

J'arque un sourcil.

— Sérieusement ? Demandais-je sceptique. Il se sert juste du jeu pour que j'aille lui chercher une bouteille ?

— A moins que tu ne t'avoues vaincue...

— Tu perdras en premier. Même si ça me fait mal de te suivre comme un chien.

Il sourit fier de lui.

On va voire ça...

Je me dirige donc vers le banquet, là où est entreposée des vingtaines de bouteilles de champagne.

J'en prend alors 3 car je compte aussi en boire.

— Tiens. Dis-je en lui en tendant une, une fois arrivée à sa hauteur.

Une bouteille dans ses mains, deux dans les miennes, je tourne les talons en direction d'un endroit qui me conviendra pour me désaltérer.

— Tu vas où encore ?

— J'en ai marre d'être debout. Dis-je simplement déjà dos à lui.

Je pars alors à la recherche d'un endroit plus calme pour me poser et boire un peu. J'entends les pas d'Aron derrière moi, signe qu'il me suit. J'erre donc dans toute la salle sans trouver ce qui me convient.

Aron soupire et finit par stopper mon élan en m'attrapant le poignet. Je me retourne vers lui pour lui demander la raison de cet arrêt.

— J'en ai ras le cul de faire le tours de cette putain de salle. Suis-moi. M'ordonne-t-il sèchement.

Sa main se resserre autour de mon bras faisant naître une petite douleur, je tire dessus pour qu'il me lâche sans espoir qu'il obtempère. Pourtant, c'est ce qu'il fît à la seconde même et ce sans protester.

Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Aron Palmer ?

Il m'entraîne dans un coin de la pièce, là où est dissimulé un petit couloir. Il s'arrête, retrousse son pantalon de costume et finit par s'asseoir, le dos appuyé contre le mur et les jambes tendues devant lui.

Aron ouvre sa bouteille de champagne soigneusement et prononce à mon intention :

— Bon tu viens ou c'est pour demain ?

Toujours aussi aimable et accueillant.

Je lève les yeux au ciel, et finis par m'asseoir à côté de lui. A mon tour, je saisis l'une des bouteilles de champagnes que j'avais apportées et l'ouvre.

Aron qui, jusqu'à présent, n'avait pas porté le goulot de la bouteille à ses lèvres, me le présente pour trinquer.

J'approche le mien et le regarde dans les yeux.

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