-Arthur-
Ça fait déjà quelques dizaines de minute que j'essaye de tirer les verres du nez à Aron. Il nous cache beaucoup trop de chose et malgré tous les efforts que j'ai fait, c'est totalement impossible de s'introduire dans sa tête.
Je profite du fait que Rose soit sous la douche pour avoir une discussion avec lui...
— Je vois bien que ton attitude vis à vis de Rose à changé depuis quelque temps. Le grand méchant loup aurait rentré les griffes ?
Pour seule réponse il leva les yeux au ciel.
— C'est demain la réunion alors pas besoin d'être ronchon dès maintenant. Lui rappelais-je.
Je lâche un soupir et quitte la cuisine pour m'allonger sur le canapé du salon en croisant les mains derrière ma nuque.
C'est pas possible d'être aussi borné.
Il est assis à l'îlot central et regarde des documents. Je sais pertinemment que ce qu'il regarde l'ennuis à mourir, car sinon il serait dans son bureau.
Il a donc comme seul passe-temps de faire semblant d'être concentré tout en m'écoutant.
Une chose est sûre, tu n'as pas fini de m'entendre.
— Aron ?
— Quoi ?
— C'est quand qu'on part en vacances ?
— Moi bientôt, toi vu le peu de travail que tu fournis, tu peux toujours attendre avant que je t'en accorde.
— Mais je ne peux pas surveiller Rose, elle est à la douche.
— C'est pas mon problème.
Je lâche un nouveau soupir face à ce qu'il me dit.
Je devrais surtout être payé pour supporter ses humeurs...
Le salon est plongé dans le silence, je fixe le plafond pendant que l'énergumène énervé 24/24H continue d'inspecter ces foutus morceaux de papier.
Je me demande comment ça va se passer demain.
Ça fait longtemps qu'Aron n'a pas planifié d'attaque de si grande envergure. En plus, il réfléchi encore mais je pense qu'après Asarine ca sera direction l'Italie pour cet enfoiré d'Enzo.
Et terminer l'histoire une bonne fois pour toute avec Rose.
D'ailleurs en parlant de Rose...
— Aron ? L'interpellais-je pour la millième fois en à peine une heure.
— Ok j'abandonne. Ces putains de rapport sont trop chiants.
— Donc je suis moins chiant que ces rapports ? Tu me flattes.
— Non j'ai pas dis ça, seulement ta voix insupportable m'offre pour l'instant une meilleure distraction que ces merdes.
— Laissez-moi être votre bouffon monsieur le roi. Dis-je en me relevant pour faire une révérence maladroite.
Ce qui arracha un petit sourire à Aron.
— Tu sais que tu viens de te livrer à une horde de question ?
— Oui et je le regrette déjà. Acquiesce-t-il en se tournant vers moi.
Je me frotte les mains en affichant un sourire malicieux.
C'est parti.
— Qu'est-ce que tu penses d'elle ?
— Qui "elle" ?
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DÉSERTEURS
RomanceAu sein des réseaux criminels, un nom détonnait : Rose Anderson. N'importe quelle personne vivant dans ce côté du monde connaît ce nom là. Vol, escroquerie, mensonge, manipulation, tout ce que renferme l'humanité de plus sombre, est son terrain de j...
