22 - Game flames

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-Rose-

Il est environ trois heures du matin lorsque nous arrivons à la maison d'Aron.

Gabriel s'assure que je vais bien et fini par me laisser rentrer seule.

Un face à face avec le loup de cette demeure. Génial...

Je m'avance jusqu'à la porte d'entrée et pose ma main sur la poignée. Seulement, celle-ci ne s'abaisse pas.

Je rappuie mais rien n'à faire.

Ne me dites pas que l'autre débile m'a enfermée dehors quand même.

J'essaye à nouveau en espérant m'être trompée les deux premières fois.

Mais non...

Encore une fois, quelle belle soirée...

Je fais le tour de la maison pour vérifier chaque fenêtre dans l'espoir qu'une serait restée ouverte. Mais plus je parcours le périmètre du bâtiment, plus je perds espoir.

Je me retrouve devant celle de la cuisine, les seules qu'il me reste.

Et sans surprise, elles sont fermées...

Va au Diable foutu Palmer.

Je ne peux même pas imaginer le réveiller.

« C'est mon dernier avertissement. La prochaine fois, les méthodes employées seront plus drastiques. »

Je me souviens qu'il a prononcé ces paroles quand je cherchais une clope pour me calmer et que je l'ai réveillé.

Va falloir compter sur toi même Rose.

Une impression de déjà vu.

Je retourne donc à la porte d'entrée en réfléchissant à un moyen d'entrer. Ma tenue n'est pas faite pour tenir chaud et il est hors de question que je dorme dehors.

Je commence alors à faire le tour des possibilités.

Il faut que je crochète cette serrure. Mais avec quoi ?

Je touche ma coiffure à la recherche de deux épingles.

T'es vraiment un clown.

Je laisse un râle s'échapper de ma bouche. Évidemment, il n'y en a aucune.

Je m'allonge alors sur le perron toujours à la recherche d'une solution à mon problème.

Si seulement c'était le seul...

Putain mais qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça ?

Tu te poses sérieusement la question ?

Dos au sol autant qu'au mur, les yeux fixés sur le ciel bleu illuminé d'étoiles, je cherche sans conviction des réponses.

Comme si la lune allait me tendre la main et me chuchoter à l'oreille des solutions.

Stupide.

Tout simplement stupide.

Je me redresse désespérément pour enlever les talons qui font souffrir mes pieds. Alors que je tends le bras pour défaire la boucle qui tient ma cheville, mon bras est retenu par un corps étranger collé à ma cuisse.

Le holster...

Lasse de mes problèmes, je retombe sur le sol en soupirant.

Finalement, c'est ma punition, condamnée à voir et sentir mes erreurs. Devant le choix crucial de les refaire ou non.

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