049.

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Chapitres 49







𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.
8 𝗮𝗻𝘀 après la tragédie.
𝘙𝘢𝘳𝘦 𝘌𝘻𝘦𝘬𝘪𝘦𝘭 𝘔𝘤𝘭𝘢𝘯𝘨𝘭𝘦𝘺.





      Qu'est-ce que tu fais là ?

Sa voix est basse, mais tranchante. Elle s'appuie sur la porte, son regard froid me transperçant.

     J'ai besoin de te voir, dis-je en reculant d'un pas, mes mains tremblant légèrement.

Va-t'en, répond-elle en essayant de fermer la porte.

S'il te plaît, murmuré-je, la gorge serrée.

Je suis sérieuse, Rare. Rentre chez toi, insiste-t-elle en appuyant davantage pour refermer la porte.

Je compte pas rester longtemps, dis-je, presque suppliant.

Elle souffle, exaspérée, puis s'apprête une nouvelle fois à me fermer la porte ai nez. Mais cette fois, je lui en empêche. Je pousse violemment la porte, entrant à l'intérieur malgré ses protestations, avant de la claquer derrière moi.

Tu sors ! S'écrie-t-elle.

Pourquoi ? Pourquoi tu me rejettes !? Explosé-je, mes mots résonnant dans la pièce.

T'es pas dans ton état normal, Rare, répond-elle en reculant, son regard méfiant.

Je suis normal ! J'ai rien pris ! Je suis juste... épuisé. Je veux simplement parler d'accord ?

Elle secoue la tête.

Je veux pas parler avec toi ! S'exclame-t-elle. Je veux plus rien avoir à faire avec toi, tu comprends ça ?!

Mes sourcils se froncent, et une douleur intense s'installe dans ma poitrine. Ma gorge est sèche, et
je sens mes mains trembler.

Je t'en supplie... Dis-je, avançant doucement vers elle, la voix brisée.

Mais, elle recule, comme ci ma personne la dégoûtait.

J'ai assez fait pour toi. Dit-elle, la mâchoire serrée. J'ai tout fait, tout de que tu voulais...

Et moi ? Hurlé-je, hors de moi. Qu'est-ce que
j'ai pas fait pour toi ? Pour vous ?! Ma voix envahit l'espace. Je me suis sacrifié pour toi, et toi, tu m'as abandonnée. Tu es partie sans moi !

J'avais pas le choix ! S'écrit -t-elle, sans remords.

J'aimerai tellement y croire. Mais la vérité est que
je leur ai fait confiance et j'ai tout perdu.

— Vous vous êtes servis de moi, dis-je, la gorge serrée. C'est ça la vérité, non ? Fallait que quelqu'un fasse le sale boulot, et j'ai été là. J'ai été le parfait candidat, celui qu'on pouvait briser. Mes yeux s'emplissent de larmes. Vous m'avez fait croire que j'étais des vôtres. Que vous m'aimiez.

Je t'aimais, murmure-t-elle, sa voix presque inaudible.

Pas assez, visiblement. Parce que dès que vous avez pu fuir, dès que vous avez eu votre liberté, vous m'avez laissé derrière. Vous m'avez laissé seul avec lui. Avec lui. Tu savais ce qu'il me ferait. Tu savais... mais tu es partie quand même, ma voix se brise. Vous m'avez laissé souffrir.

Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant