075.

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Chapitres 75









𝘚𝘵𝘰𝘳𝘮𝘪 𝘚𝘵. 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘪𝘴
𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.






Message




Azur
Sympa ton copain.

Stormi
Merci.

Azur
Toujours aussi dévouée, hein.
Je dois dire... je ne te pensais pas
capable d'aller aussi loin pour un pari.
Vu.

Azur
Les deux frères, en plus.
Audacieux.
Presque admirable.


Stormi
T'as fini ?


Azur
Bonne nuit, jumelle.



Je pose mon téléphone sur le lit, sans même regarder l'écran. Il tombe doucement sur les draps, face contre matelas. Je reste figée. Mon regard se perd dans le vide. Les images me reviennent, les souvenirs, les mots...



















‧₊˚






















𝐏𝐚𝐬𝐬é
𝘚𝘵𝘰𝘳𝘮𝘪 𝘚𝘵. 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤𝘪𝘴
18 ans.



    J'ai pas besoin de te prouver quoi que ce soit, ok ? T'es pas mon père ! Lançai-je, la voix tremblante de colère.

Azur me fixa de haut, le regard plein de mépris. Puis, il hausse les épaules, désinvolte, presque cruel.

     J'énonce juste ce que tout le monde pense tout bas. Tout le monde pense que t'es une putain de trainée.

Je sens mes mains trembler, mais je serre les poings. Je refuse de pleurer devant lui.

   Je m'en fous de ce qu'on pense de moi.

    Et bah tu devrais. Tu fous la honte à toute la famille. Il y a un millard de taffs mais, non, madame a préférer se trémousser à poil devant des hommes.

Je sens mon ventre se nouer. Ça me brise le cœur. Ça monte à la gorge. Mais je reste droite. Je serre les dents même si j'ai envie de hurler. De lui balancer que je le fais pas par plaisir. Que j'ai pas rêvé de finir là. Que je me lève tous les matins avec la boule au ventre et le cœur vide. Que je me déteste un peu plus à chaque tenue trop courte, à chaque regard sale posé sur moi. Que c'est lui qui s'est tiré. Lui qui a choisi de me laisser seule, de fuir pendant que je ramassais les morceaux à la maison. Et maintenant il revient pour me juger ? Me cracher à la gueule comme si tout ce que je faisais c'était par caprice ?

Mais je dis rien.

Parce qu'il comprendrait pas. Parce qu'il veut pas comprendre.

    T'as décidé de nous rayer de ta vie, Azur. Très bien. Mais t'as pas le droit de revenir et d'avoir un avis sur la manière dont je me démerde sans toi.

Je sens la rage me bouffer de l'intérieur.

     Et puis même si c'était le cas. Même si j'utilisais mon physique pour réussir, et alors ? Ça t'enlève quoi à toi ? Ça t'empêche de respirer ?

Je me suis jamais vraiment sentie belle. Pas comme les autres le disent. Pas comme on me l'a toujours répété. Je me suis toujours comparée. Toujours sentie en trop ou pas assez. Trop maquillée. Pas assez fine. Trop visible. Pas assez digne. Et ça, je l'ai jamais avoué à personne. Je préfère faire semblant et me coller à l'image qu'on fait de moi : une fille superficielle sans fond.

Silent after the storm Où les histoires vivent. Découvrez maintenant